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Le nouveau chef de la diplomatie de l'UE auditionné par les eurodéputés

Le nouveau chef de la diplomatie de l'UE auditionné par les eurodéputés
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REUTERS/Yves Herman
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Sa première visite sera au Kosovo

Le nouveau représentant désigné pour la diplomatie européenne, l'Espagnol Josep Borrell, a annoncé lundi son intention de donner la priorité aux règlement des problèmes dans les Balkans occidentaux et aux frontières à l'Est de l'Europe durant son mandat.

"Les Balkans et la frontière à l'Est de l'Europe doivent être les grandes priorités de notre politique extérieure, car nous ne serons pas crédibles dans notre ambition d'être un acteur géopolitique si nous ne sommes pas capables de résoudre les problèmes de notre voisinage immédiat", a-t-il déclaré au cours de son audition par le Parlement européen.

"Ma première visite sera à Pristina, si vous m'accordez votre confiance", a-t-il annoncé.

L'Espagne refuse de reconnaitre l'indépendance du Kosovo, une politique que M. Borrell défend dans ses fonctions de chef de la diplomatie espagnole. "La reconnaissance d'un pays est une compétence nationale des Etats membres", a-t-il rappelé.

Josep Borrell s'est engagé a travailler à un accord entre le Kosovo et la Serbie s'il est confirmé dans sa fonction de Haut Représentant pour la politique extérieure et de sécurité. "Il faut continuer les pourparlers et le Kosovo doit s'engager dans un vrai dialogue", a-t-il déclaré.

Favorable au maintien des sanctions contre la Russie

Il a par ailleurs plaidé pour le maintien des sanctions infligées à la Russie après l'annexion illégale de la Crimée et les violations de l'intégrité territoriale de l'Ukraine. "Il faut que les Etats membres restent unis. Il suffit d'un seul vote contre pour que les sanctions deviennent caduques", a-t-il averti.

"Pour renoncer à la règle de l'unanimité (pour les prises de décisions), il faut l'unanimité", a-t-il souligné.

Il a également invité les Etats à fournir des "financements communs" pour pouvoir faire intervenir les groupements tactiques européens, "seules forces que l'UE peut mobiliser rapidement". "Quand le moment est venu de mobiliser ces groupements tactiques pour les envoyer en Centrafrique et au Mali, cela n'a pas été possible pour cette raison", a-t-il rappelé

Interrogés sur des scandales auxquels son nom est associé en Espagne

Les eurodéputés comme Markéta Gregorová n'ont pas hésité à l'interroger sur les quelques scandales auxquels son nom est associé en Espagne.

"Compte tenu de vos antécédents très troubles en matière de conflits d'intérêts qui vous ont valu de démissionner de l'université et d'être condamné à 30 000 euros pour délits d'initié, est-ce que vous envisagez de vendre toutes vos actions pour faire en sorte qu'elles ne vous posent pas de problèmes par la suite", lui a demandé l'eurodéputée appartenant au Groupe des Verts/Alliance libre européenne.

Josep Borrell lui a répondu avec la même version des faits qui n'avaient pourtant pas convaincu, en Espagne, la Commission nationale du marché des valeurs (CNMV), l’équivalent de l'Autorité de marchés financiers en France, à l'origine de sa condamnation pour délit d'initié le 27 septembre 2018 : "une personne qui vend 7% de son portefeuille, et qui garde les 93% restants pour ensuite les perdre pour une valeur de plus de 300 000 euros.... si cette personne avait eu des informations privilégiées, ça aurait été stupide de sa part."

Si le Parlement européen accorde son investiture à la nouvelle Commission lors d'un vote prévu le 24 octobre prochain, l'actuel chef de la diplomatie espagnole prendra alors ses fonctions de chef de la diplomatie européenne le 1er novembre.