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Syrie : Ankara ne reculera pas

Syrie : Ankara ne reculera pas
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La Turquie persiste et intensifie son offensive contre les milices kurdes à la frontière syrienne. L'indignation de la communauté internationale, l'appel à la raison des alliés de l'OTAN ou les menaces de sanctions très importantes brandies par Donald Trump en personne ne font toujours pas fléchir Recep Teyyip Erdoğan. La Turquie ne retirera pas ses troupes du nord-est de la Syrie martèle le président turc : "Nous n'arrêterons jamais cette offensive que nous avons lancée contre les YPG que même le régime syrien ne soutient pas. Peu importe ce que certains disent, nous ne stopperons pas cette opération. On reçoit maintenant des menaces à droite et à gauche."

Le Pentagone a réaffirmé qu'il n'avait jamais donné son feu vert à l'offensive turque en retirant ses soldats de la frontière en début de semaine et que le commandement américain "n'abandonnait pas les Kurdes." Sur le terrain la perception est évidemment bien différente.

Hervé Verhoosel, World Food Programme (WFP) spokesperson:

"Des déplacements massifs de population ont été signalés depuis l'escalade de la violence, constate Hervé Verhoosel, porte-parole du Programme mondial alimentaire_. Plus de 70 000 personnes de Ras al-Ain et de Tal Abyad ont été déplacées à ce jour."_

"Ce qui se passe et ce qui s'est passé au cours des dernières 48 heures est extrêmement préoccupant, s'inquiète Christian Cardon de Lichtbuer, du Comité International de la Croix-Rouge. Je crois que nous avons là tous les ingrédients pour une nouvelle crise humanitaire en Syrie, malheureusement."

Vendredi un attentat à la voiture piégée a fait au moins un mort à Qamishli. Revendiqué par l'organisation Etat Islamique, il rappelle une autre menace de ce conflit : la renaissance de Daech.