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Les Kurdes de Syrie s'allient à Damas pour contrer l'offensive turque

Les Kurdes de Syrie s'allient à Damas pour contrer l'offensive turque
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C'était ce dimanche soir à Hassaké, ville située dans le nord de la Syrie. La population à majorité kurde est descendue dans les rues pour saluer l'accord conclu un peu plus tôt entre les Kurdes et le gouvernement syrien à Damas. Un accord qui prévoit le déploiement de troupes gouvernementales dans cette zone pour faire front commun avec les milices kurdes face aux soldats turcs.

C'est une alliance de circonstance. Le régime syrien est d'ordinaire hostile aux revendications kurdes. Mais là, l'offensive turque dans le nord du territoire syrien est considérée comme une "agression" par Damas. D'où cette décision de faire cause commune avec les Kurdes.

La Turquie a lancé la semaine dernière une opération armée qui vise à instaurer une zone de sécurité destinée à éloigner les combattants kurdes de sa frontière.

L'attaque d'un convoi de civils

Ce dimanche, l'armée turque a bombardé un convoi comprenant des civils et des journalistes à Ras-el-Aïn. Bilan : au moins 10 morts.

Depuis le début de l'offensive turque, mercredi, une centaine de combattant kurdes et plusieurs dizaines de civils ont été tués, selon l'Observatoire syrien des Droits de l'homme (OSDH).

Pressions diplomatiques

Sur le front diplomatique, la France et l'Allemagne ont à nouveau appelé ce dimanche la Turquie à cesser son opération.

Cette offensive prend le risque, d'une part - et nous le constatons d'ores et déjà sur le terrain - de créer des situations humanitaires insoutenables, et d'autre part, d'aider Daesh (le groupe Etat islamique, NDLR) à réémerger dans la région.
Emmanuel Macron
président français

Emmanuel Macron a également indiqué que des mesures seraient prises pour protéger les Français présents dans le nord-est de la Syrie. Il s'agit de personnels humanitaires travaillant auprès des populations kurdes. Il s'agit aussi de membres des forces spéciales qui opèrent dans la région en collaboration étroite avec les milices kurdes.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rappelé ce dimanche qu'il n'avait pas l'intention d'annexer la zone visée par l'offensive militaire, mais que cette opération ne visait qu'à "lutter contre le terrorisme".

- avec agences -

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