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Emplois fictifs présumés, la mise en examen guette Bayrou, Sarnez et Goulard

Emplois fictifs présumés, la mise en examen guette Bayrou, Sarnez et Goulard
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Le ciel s'était brusquement obscurci pour le MoDem, le parti centriste français, en 2017, mais une accalmie trompeuse s'était ensuite installée... Deux ans plus tard, le ciel, beaucoup plus chargé, lui tombe finalement sur la tête ! La justice est en train de rattraper les principaux dirigeants du Mouvement démocrate, le président et son adjointe, François Bayrou et Marielle de Sarnez. Dans son édition de mardi après-midi, le journal Le Monde a révélé que ces deux figures politiques viennent de recevoir des courriers spécifiant qu'ils sont convoqués par les juges en vue d'une mise en examen.

Sylvie Goulard risque aussi la mise en examen

Les auditions auraient lieu début décembre, selon le quotidien, précisément le 6 du mois pour François Bayrou. Le maire de Pau, tout comme la députée Marielle de Sarnez, ainsi que trois eurodéputés élus sous l'étiquette du MoDem sont dans le collimateur judiciaire pour une affaire d'emplois fictifs présumés d'assistants parlementaires au sein du Parlement européen à Strasbourg. Ils sont soupçonnés d'avoir fait travailler les assistants pour leur parti centriste en les rémunérant avec l'argent attribué par les instances européennes.

L'enquête a été ouverte en 2017 pour "abus de confiance, recel d'abus de confiance, escroquerie et détournement de fonds publics". Elle vise également Sylvie Goulard, qui a fait parler d'elle en octobre dernier : présentée par le président français, Emmanuel Macron, pour tenter d'obtenir un poste de commissaire à la Commission européenne, elle avait échoué, en grande partie justement à cause de son implication présumée dans l'affaire des emplois fictifs. L'exécutif européen avait eu bon nez, semble-t-il, car Le Monde affirme aussi que Sylvie Goulard risque une mise en examen.

Des emplois fictifs présumés qui coûtent cher

Ces soupçons persistants de détournement de fonds publics européens sont des cailloux qui restent dans les chaussures de plusieurs femmes et hommes politiques français. En juin 2017, ils avaient déjà empêché François Bayrou, nommé ministre de la Justice, Marielle de Sarnez, chargée des Affaires européennes, et Sylvie Goulard, nommée à la Défense, de poursuivre leur marche aux côtés d'Emmanuel Macron dans le deuxième gouvernement de son mandat.

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