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Les Boliviens ne décolèrent pas, la police se joint aux manifestants

Les Boliviens ne décolèrent pas, la police se joint aux manifestants
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Des policiers boliviens se sont rebellés ce vendredi. Plusieurs compagnies de force de l'ordre ont organisé des mutineries. Se saisissant de drapeaux aux couleurs du pays et scandant en chœur avec la foule; la police commence peu à peu à tourner le dos au pouvoir présidentiel.

Applaudi et rejoint par les manifestants, tous, réclament le départ du président Evo Morales et contestent le scrutin du mois dernier le donnant grand vainqueur.

Les actes de désobéissance face au pouvoir se multiplient. Le Président dénonce désormais un "coup d'Etat" suite aux mutineries et campe sur ses positions, il gardera son statut :

La droite dit : "Evo doit démissionner. Je veux vous dire, mes sœurs et mes frères, à toute la Bolivie et au monde entier, je ne démissionnerai pas. Nous avons été élus par le peuple, nous respectons la Constitution.

Du côté de l'opposition, Carlos Mesa, candidat face à Morales en octobre dernier, exige depuis le 4 novembre un autre vote, accusant le Président de "fraude".

Le rapport d'un audit, demandé à l'Organisation des Etats américains (OEA) et lancé sur ces élections, devrait être rendu la semaine prochaine. En ce sens, si fraude il y a eu, un nouveau scrutin pourrait, alors, être envisagé.

Au pouvoir depuis 2006, Morales a été réélu pour un quatrième mandat le conduisant jusqu'en 2025. Mais la vague de contestation saura-t-elle renverser le pouvoir bolivien ?

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