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Juncker : un au revoir sur le ton de la confidence et de l'ironie

Juncker : un au revoir sur le ton de la confidence et de l'ironie
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Reuters
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C'était son dernier briefing avec la presse européenne. Après cinq ans d'une présidence marquée par son franc-parler, Jean-Claude Juncker s'apprête à passer la main. La semaine prochaine, c'est Ursula von der Leyen qui lui succédera aux commandes de la Commission européenne. Se remettant tout juste d'une opération, il ne s'est pas départi de son ironie légendaire.

J'ai souvent dit que l'euro et moi, nous étions les seuls survivants du Traité de Maastricht. L'euro sera seul.
Jean-Claude Juncker
Président sortant de la Commission européenne

La crise grecque, celle des réfugiés, les provocations de Donald Trump et le Brexit… Le Luxembourgeois a traversé bien des tempêtes politiques mais se dit inquiet d'un phénomène plus insidieux.

« En ce qui concerne l'État de droit, je suis inquiet que dans plus d'un pays, l'État de droit ne soit pas entièrement respecté », a-t-il regretté. Une allusion notamment à la Hongrie et à la Pologne, dans la ligne de mire de Bruxelles pour des lois controversées.

Il a clos la conférence de presse par un « j'ai faim » qui a suscité les rires des journalistes.

Celui dont l'image aura été ternie par le scandale des LuxLeaks mais que beaucoup auront loué pour sa détermination politique se retire à 64 ans, après quasiment deux décennies à la tête du Luxembourg et un mandat à la tête de l'exécutif européen.

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