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Retraites : affluence en net repli pour la seconde vague de mobilisation

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Retraites : affluence en net repli pour la seconde vague de mobilisation
Tous droits réservés  Reuters/Benoit Tessier
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Quelque 339 000 personnes ont défilé mardi contre la réforme des retraites, à Paris et en régions, une affluence largement moitié moindre que le 5 décembre, selon le ministère de l'Intérieur.

Quasiment partout, la participation dans les cortèges a été plus que divisée par deux, d'une mobilisation à l'autre, selon des chiffres communiqués par les préfectures.

ZAKARIA ABDELKAFI / AFP
Une partie du cortège parisien, place Denfert-Rochereau, le 10 décembre 2019ZAKARIA ABDELKAFI / AFP

Ainsi les autorités annonçaient 31 000 personnes à Paris (contre 65 000 jeudi dernier), 12 000 à Toulouse et à Marseille (contre respectivement 33.000 et 25.000), 9.500 à Lyon (contre 21 000), 9 000 à Bordeaux ou à Nantes (contre 20 000 et 19 000).

À Montpellier, on a même compté trois fois moins de monde dans le cortège, avec 6 400 participants (contre 20 000 le 5 décembre), et à Bayonne quatre fois moins (2 500 au lieu de 10 000), toujours selon les préfectures.

Christophe SIMON / AFP
Manifestants à Marseille, le 10 décembreChristophe SIMON / AFP

Les syndicats, de leur côté, annonçaient comme souvent des chiffres bien supérieurs à ceux communiqués par les préfectures ou les services de la police, mais là aussi en baisse par rapport au 5 décembre : 180 000 à Paris (contre 250 000), 60 000 à Toulouse (contre 100 000), 18 000 à Lyon (contre 35 000). Dans l'ensemble du pays, 885 000 personnes ont manifesté mardi, contre 1,5 million jeudi dernier, selon la CGT.

"Je suis un peu déçu qu'il y ait moins de monde, mais les gens n'ont pas les moyens de faire grève tout le temps", a commenté Christian, 54 ans, employé à la mairie de Lille.

"C'est un peu moins de la moitié que jeudi dernier mais c'est satisfaisant pour nous", a souligné Anne-Véronique Roudaut, secrétaire générale de la CGT du Finistère.

Partout en France, les mobilisations ont rassemblé un large éventail de professions : enseignants (qui formaient par exemple environ un tiers des participants à Tours), cheminots, soignants, pompiers, lycéens et étudiants.

Beaucoup de manifestants faisaient part de leur détermination à continuer la lutte. Déjà dans la rue le 5 décembre, Cécile, professeure d'histoire-géographie au collège Michelet de Toulouse, le sera encore "la semaine prochaine si le gouvernement ne cède pas et ne retire pas" son projet de réforme des retraites.

Au-delà des cortèges ayant parcouru les centre-villes, la mobilisation a emprunté çà et là d'autres formes. Une opération escargot sur l'A16, sur le littoral du Nord-Pas-de-Calais, a créé au moins 7 km de bouchons en milieu d'après-midi. Et à Angoulême, 1 000 à 2 000 personnes ont préféré se réunir de manière statique entre une usine et un lycée professionnel, lieu symbole "de la convergence des luttes entre public et privé".