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Discours sur la réforme des retraites : réactions unanimement négatives des syndicats

Une partie du cortège de la manifestation parisienne, le 10 décembre 2019
Une partie du cortège de la manifestation parisienne, le 10 décembre 2019   -  
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Zakaria ABDELKAFI / AFP
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Les réactions au discours du Premier ministre français Edouard Philippe sur la réforme des retraites ne se sont pas fait attendre. Pratiquement toutes les principales organisations syndicales françaises sont vent debout, y compris la CFDT qui était pourtant plus ouverte à une refonte des retraites en instaurant un système par points.

En la matière, c'est l'âge d'équilibre de 64 ans fixé en 2027 qui provoqué l'ire de Laurent Berger, numéro un de la CFDT et présent lors du discours d'Edouard Philippe. Le leader syndicaliste a ainsi déclaré : "Il y avait une ligne rouge dans cette réforme, c'était le fait de ne pas mélanger la nécessité d'une réforme systémique (...) et la réforme paramétrique qui demanderait aux travailleurs de travailler plus longtemps, cette ligne rouge est franchie".

Pour Philippe Martinez, le leader de la CGT à la pointe de la mobilisation sociale, "le gouvernement s'est moqué du monde" et "veut individualiser le système de retraite (...). Tout le monde va travailler plus longtemps, c'est inacceptable". Réagissant sur LCI, Philippe Martinez a également ajouté qu'il "ne croit pas que les cheminots seront satisfaits" par le discours d'Edouard Philippe sur la réforme des retraites. Le secrétaire général de la CGT-Cheminots (premier syndicat de la SNCF), Laurent Brun, a lui appelé à "renforcer la grève" après les annonces du Premier ministre qui a confirmé "le régime injuste par points".

Même son de cloche chez Force Ouvrière qui a insisté sur la "nécessité de renforcer la mobilisation" après le discours d'Edouard Philippe.

L'autre syndicat "réformiste", l'Unsa, a lui aussi estimé qu'une "ligne rouge" avait été franchie avec la décision d'instaurer un âge pivot à 64 ans. Son secrétaire général, Laurent Escure, a exprimé sa "déception" après les annonces présentées dans le discours du Premier ministre.

Une "ligne rouge" franchie pour les syndicats

"On a eu la désagréable surprise, qui est une ligne rouge pour nous, qui est la question de la mesure d'âge", a-t-il ainsi déclaré en assurant que la mobilisation de ses fédérations à la SNCF, la RATP et chez les enseignants pourrait "se globaliser".

Chez les enseignants, Frédérique Rolet, la secrétaire générale du Snes-FSU, a déploré un "discours confus", qui, sur "la question importante de la revalorisation, renvoie à Jean-Michel Blanquer, mais sous quelle forme, des primes, un traitement indiciaire comme nous le souhaitons, c'est le flou total", a-t-elle martelé. "Nous appelons donc à la reconduction des actions de grève et plus fortement encore à se mobiliser de nouveau au niveau national mardi prochain", a-t-elle lancé.

Les principaux syndicats policiers ont également assuré ce mardi ne voir "aucune avancée" dans le discours du Premier ministre. Ils menacent de "durcir" la mobilisation afin de conserver les conditions de leur régime spécifique.

Une seule voix s'est levée, pour l'instant, dans ce concert de réactions négatives pour saluer la réforme des retraites, celle du Medef. Le président de la principale organisation patronale française, Geoffroy Roux de Bézieux, a ainsi déclaré que les propositions du gouvernement représentaient "un bon équilibre."

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