DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

La mort de Soleimani divise les dirigeants de la planète

euronews_icons_loading
La mort de Soleimani divise les dirigeants de la planète
Tous droits réservés  AP
Taille du texte Aa Aa

Les réactions au raid américain dans lequel le général iranien Qassem Soleimani a été tué n'ont pas tardé. Le président américain Donald Trump a twitté : "Le général Soleimani a tué ou grièvement blessé des milliers d'Américains et projetait d'en tuer encore beaucoup plus. Mais il a été pris ! Il était responsable de la mort de millions de personnes, dont les nombreux manifestants tués en Iran. L'Iran ne l'admettra jamais mais il était haï et craint dans son propre pays."

Réaction sans surprise du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou qui s'est félicité de cet assassinat. "Qassem Soleimani est responsable de la mort de citoyens américains et de bien d'autres personnes innocentes. Il préparait d'autres attaques similaires. Le président Trump a tout le mérite de cette action rapide, puissante, décisive."

L'assassinat du général Soleimani a logiquement été dénoncé par le parti chiite Hezbollah, allié de poids de l'Iran au Liban.

La France a appelé l'Iran à la retenue afin d'éviter une grave crise de prolifération nucléaire.

"Nous sommes dans un monde plus dangereux. L'escalade militaire est toujours dangereuse. C'est dangereux partout, sur tous les terrains et c'est pour cela que la France oeuvre toujours à rechercher les conditions de stabilité et nous continuerons à le faire" a déclaré Amélie de Montchalin, secrétaire d'État française aux affaires européennes.

L'Allemagne exprime elle aussi sa grande inquiétude et appelle à la recherche de solutions diplomatiques. "L'action américaine est une réaction à toute une série de provocations dont l'Iran porte la responsabilité, a déclaré la porte-parole du gouvernement Ulrike Demmer. Nous sommes à un point d'escalade dangereux et il nous revient de contribuer à la désescalade avec prudence et retenue."

L'Allemagne a donné instruction à ses 130 soldats présents en Irak, notamment à Bagdad et Taji, non loin de la capitale, de ne pas quitter leurs bases.