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Mort du général Soleimani : l'Iran joue la carte du nucléaire et Trump se dit de nouveau prêt à agir

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Mort du général Soleimani : l'Iran joue la carte du nucléaire et Trump se dit de nouveau prêt à agir
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Le cercueil du Général Qassem Soleimani est arrivé hier soir à Téhéran. Et ce matin le centre-ville est noir de monde en attendant la prière de l'ayatollah Ali Khamenei en l'honneur du soldat le plus populaire d'Iran. Tué par une frappe de drone américain vendredi, Qassem Soleimani était considéré comme le stratège militaire de l’Iran au Moyen-Orient, et en cela, nombre d'occidentaux le tiennent pour responsable d'attaques et attentats contre les Américains.

Trois jours de deuil national ont été décrétés. L'Iran a promis des représailles. La première, annoncée hier soir à la télévision, ce sera la reprise de la production de centrifugeuse pour enrichir de l'uranium. Autrement dit l'Iran abandonne tout engagement de l'accord sur le nucléaire de 2015, à l'exception des inspections de l'AIEA.

"Mort à l'Amérique" a été scandé par des députés, debout, au parlement iranien.

De l'autre côté de l'Atlantique, le président Donald Trump, qui aurait personnellement ordonné l'assassinat de Soleimani pour éviter une attaque imminente contre des militaires et diplomates américains, est revenu à Washington après quelques jours passés en Floride pour la pause de Noël. Il a promis des représailles majeures si les Iraniens font quoi que ce soit et expliqué que ses messages Twitter serviront à informer le Congrès des États-Unis que si l'Iran frappe une personne ou une cible américaine, les États-Unis riposteront rapidement et complètement, et peut-être de façon disproportionnée.

En Irak, où la frappe contre Soleimani a été dénoncé comme une violation de la souveraineté irakienne, le parlement, en l'absence des députés kurdes et sunnites, a voté en faveur du retrait des troupes étrangères du pays en retirant sa demande d'aide au conseil de sécurité de l’ONU pour combattre Daech.

Plus de 5 000 soldats américains sont actuellement déployés en Irak dans le cadre de la coalition internationale.

Cette dernière a d'ailleurs suspendu sa lutte contre le groupe Etat islamique pour assurer sa propre protection. Alors que de nouvelles troupes américaines sont arrivées au Koweït, attendant de savoir où intervenir.

Dans l'intervalle, il serait toutefois question à la Maison blanche de tenter d'établir une communication détournée avec l'Iran afin de poursuivre un objectif déclaré de "désescalade" des tensions. mais rien d'officiel, même si les critiques affirment que Trump a désespérément besoin d'une stratégie pour réduire le risque d'une guerre totale.