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Explosion chimique à Tarragone : "Nous vivons à côté d'un baril de poudre"

Explosion chimique à Tarragone : "Nous vivons à côté d'un  baril de poudre"
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AP Photo/David Oliete - David Oliete
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Au lendemain de l'explosion survenue dans une usine chimique à Tarragone en Espagne, le bilan s'est alourdi. Deux nouvelles victimes sont décédées, portant le bilan à 3 morts. Deux personnes sont toujours hospitalisées avec de graves brûlures.

Selon les pompiers, la situation est désormais stabilisée mais les inquiétudes demeurent. Les résidents autour de l'usine, pourtant classée Seveso, ont déclaré ne pas avoir été prévenus de l'explosion, expliquant que les sirènes d'alerte ne s'étaient pas déclenchées.

Environ 300 000 personnes vivent à proximité du site. Dans un périmètre d'à peine quelques kilomètres, se trouvent trois autres usines comme celle de Dow Chemical ou Shell, ce qui fait de ce secteur le deuxième plus grand complexe pétrochimique d'Europe.

Lors de l'explosion, l'onde de choc a endommagé les immeubles voisins et aujourd'hui les habitants s'interrogent.

"A cinq kilomètres se trouve le quartier de Torreforta. On y a retrouvé un projectile, un débris venant de l'usine. Imaginez ce qui aurait pu se passer si l'explosion avait été beaucoup plus sérieuse. Nous vivons à côté d'un baril de poudre", explique Ángel Juárez, voisin de l'usine et fondateur de Mare Terra Fundación Mediterrània, association écologique.

Le chef adjoint du bureau régional de la protection civile a accusé l'entreprise de traîner des pieds pour donner des détails sur l'accident. Une opacité que dénoncent également les habitants.

"Le problème est qu'ils ont peur de la transparence, en se disant que les gens pourraient paniquer. Ils ont tort : la panique débute quand il n'y pas d'informations correctes ou un manque de crédibilité", renchérit Ángel Juárez.

Pour l'instant les raisons de l'explosion restent inconnues mais Ángel Juárez rappelle que ce n'est pas la première fois qu'un accident se produit dans l'usine.

En France, 2,5 millions de personnes vivent à moins d'un kilomètres d'un site industriel dangereux classé Seveso, posant de manière aiguë la question de la cohabitation entre industrie lourde et zone résidentielle.

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