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Virus respiratoires : SRAS, MERS, H1N1, grippe saisonnière... Que disent les chiffres ?

Coronavirus vu au microscope électronique
Coronavirus vu au microscope électronique   -   Tous droits réservés  Centers for Disease Control and Prevention (CDC) / domaine public
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Le coronavirus 2019-nCoV ferait presque oublier les autres maladies hivernales qui sévissent chaque année entre décembre et mars. La ressemblance de ses symptômes (fièvre, toux) avec ceux des virus saisonniers le rend d’ailleurs dans un premier temps difficilement identifiable.

A ce stade, le taux de mortalité de ce nouveau type de coronavirus reste inférieur à celui de ses cousins :

Le SRAS : plus de 8 000 malades, près de 800 morts

Le SRAS, le syndrome respiratoire aigu sévère, apparu en 2002-2003, avait fait 774 morts, dont 349 en Chine continentale et 299 à Hong Kong, sur 8 096 malades. L’épidémie avait pu être contrôlée grâce à la mise en place de mesures barrières, sans médicaments antiviraux.

Le MERS : 2 500 malades, 850 morts

Le MERS, le Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, apparu en 2012, est lui toujours en cours, même si l'apparition de nouveaux cas reste faible. Son taux de mortalité (34%) est bien plus élevé que le SRAS et le coronavirus chinois : 858 morts pour de 2 494 malades recensés.

La Grippe porcine H1N1 : entre 100 000 et 400 000 morts

Dans un premier temps l'Organisation Mondiale de la Santé avait estimé que la grippe porcine H1N1 ou plus exactement grippe A(H1N1), avait fait 18 500 décès en 2009. Mais en 2016, l'OMS a revu son estimation fortement à la hausse en indiquant que la grippe H1N1 a causé la mort de 100 000 à 400 000 personnes, arguant "qu'en 2009, l'immunité de la population mondiale à A(H1N1) était particulièrement limitée parce qu'il s'agissait d'un nouveau virus".

Grippe saisonnière : 650 000 morts par an

A cela s'ajoutent les virus de la grippe aviaire qui ne sont pas pathogènes pour l'homme, au contraire de la grippe saisonnière, de loin la plus mortelle : 650 000 morts chaque année environ dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la Santé. L'agence française de santé publique avait, elle, considéré que la grippe (saison 2018-2019) avait provoqué le décès de 8 117 personnes dans l'Hexagone. Les personnes âgées sont les plus vulnérables, d'où le recours régulier à la vaccination en Europe.

Des chiffres qui permettent de prendre du recul par rapport au nouveau coronavirus. A ce stade, il n'y a pas d'urgence sanitaire de niveau mondial, estime l'OMS, même si le niveau de préoccupation est élevé.