Les ministres des Affaires étrangères allemand, polonais et français se réuniront à Paris pour discuter des conséquences d'une éventuelle prise de contrôle du Groenland par les États-Unis.
Après le Venezuela, Donald Trump va-t-il attaquer le Groenland ? Le président républicain a assuré étudier plusieurs options pour s'emparer de ce territoire autonome du Danemark, ce qui est, pour les États-Unis, une "priorité de sécurité nationale" et "un besoin vital pour tenir en respect [ses] adversaires dans la région arctique", a assuré Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche.
Des velléités qui ont fait réagir les dirigeants européens. Ce mercredi 7 janvier, Jean-Noël Barrot a déclaré, sur France Inter, vouloir "prendre des mesures", mais le faire "avec nos partenaires européens".
Sur X, le ministre des Affaires étrangères a affirmé s'opposer clairement à une prise de contrôle des États-Unis sur le Groenland, qui n'est "ni à vendre, ni à prendre". "C'est un territoire européen", a-t-il assuré.
Par ailleurs, Jean-Noël Barrot a indiqué avoir échangé avec le secrétaire d'État états-unien, Marco Rubio. "Il a exclu la possibilité que les événements au Venezuela se répètent au Groenland", a révélé le ministre français. Ce dernier a également appelé à garde son "sang-froid" face aux menaces de Donald Trump.
"L'OTAN défend le Groenland", assure Wadephul
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul s'est, lui, montré plus discret. Lors d'une conférence de presse en Lituanie en début de semaine, il a simplement déclaré que le Groenland faisait partie du royaume du Danemark. "Et comme le Danemark fait partie de l'OTAN, le Groenland devra en principe être défendu par l'OTAN", a-t-il assuré.
"S'il y a d'autres besoins de renforcer les efforts de défense concernant le Groenland, nous devrons en discuter ensemble dans le cadre de l'Alliance", a ajouté le ministre.
Les exigences de Donald Trump sont également vues d'un œil critique par le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski. "La Pologne soutient, bien entendu, l'unité territoriale du royaume allié du Danemark", a-t-il écrit fin décembre sur X. "Malgré les divergences politiques, le droit international devrait être défendu."
Les ministres des Affaires étrangères allemand, polonais et français ont prévu de se réunir à Paris pour échanger des conséquences d'une éventuelle prise de contrôle du Groenland par les États-Unis.
Le Groenland et le Danemark peuvent profiter, jusqu'ici, d'une solidarité européenne. "Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland”, ont affirmé, ce mardi, les chefs d'États ou de gouvernements Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Giorgia Meloni, Donald Tusk, Pedro Sanchez, Keir Starmer et Mette Frederiksen