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Conflit en Syrie : la ville de Saraqeb serait tombée

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Conflit en Syrie : la ville de Saraqeb serait tombée
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AP - Ghaith Alsayed
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Mètre par mètre, ville par ville, l'armée syrienne reprend le contrôle de la province d'Idlib, le dernier bastion des rebelles et des djihadistes, après 9 ans de guerre.

La ville de Saraqeb, à 17 km environ d'Idleb, est la dernière à être tombée. Elle a été au centre d'affrontements intenses pendant des jours avant que l'armée syrienne ne parvienne finalement à y entrer. Celle-ci aurait pris le contrôle de vastes secteurs de la ville et aurait commencé des "opérations de ratissage" et "le démantèlement des mines et des explosifs".

Alors que le régime de Bachar al-Assad gagne du terrain, les habitants affluent en Turquie dans l'espoir d'échapper aux bombes et aux balles. De longues files de voitures, des familles à bord, attendent leur tour pour traverser.

L'offensive syrienne dans le nord-ouest a conduit à une crise humanitaire : plus de 580 000 civils ont fui leurs maisons depuis le début du mois de décembre et plus de 300 civils ont été tués selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, 17 lors de la journée d'hier.

Mais à Binnish, à 8 km environ au nord-est d'Idleb, des rebelles résistent et se réorganisent :

"Aujourd'hui, nous brûlons des pneus pour la guerre qui frappe la ville de Binnish. Les occupants russes et les occupants américains veulent tous venir, mais ils n'ont rien à faire ici. Qu'ils viennent et nous leur marcherons sur la tête les uns après les autres. Nous les brûlerons comme nous brûlons ces pneus ici. Vous voyez ces pneus en feu, vous brûlerez comme ça si vous vous approchez de la ville d'Idleb ou si vous voulez venir ici. Dieu est le plus grand sur chaque oppresseur."

Diplomatie en perte de vitesse ?

Sur le plan diplomatique, la tension monte entre Ankara, qui soutient les rebelles, et Moscou, qui soutient Damas.

La Turquie a envoyé de nouveaux renforts jeudi et a menacé d'utiliser la force pour contraindre les troupes syriennes à battre en retraite d'ici la fin du mois.

La Russie se dit préoccupée par les groupes d'insurgés à Idleb et leur "activité continue". A l'ONU, les occidentaux ont "condamné un carnage" et appelé "à faire taire les armes".

Alors que Moscou et Ankara pourraient entamer de nouveaux pourparlers pour réduire les frictions dans les prochains jours, les troupes d'Al-Assad continuent à bombarder la périphérie de la ville d'Idleb.

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