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Allemagne : AKK abandonne et laisse la CDU orpheline de dirigeant

Allemagne : AKK abandonne et laisse la CDU orpheline de dirigeant
Tous droits réservés Copyright 2019 The Associated Press. All rights reservedMarkus Schreiber
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Par Nathan Joubioux avec AFP
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Séisme en Allemagne : Annegret Kramp-Karrenbauer renonce à la chancellerie et à la présidence de la CDU. Le parti se retrouve sans dirigeant à un an et demi des législatives.

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Qui pour prendre la suite d'Angela Merkel à la tête de la chancellerie ? Tous les feux étaient au vert pour que ce soit Annegret Kramp-Karrenbauer. Mais, coup de tonnerre ce lundi, cette dernière a annoncé renoncer à la chancellerie ainsi qu'à la présidence de son parti, l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne, (CDU)

Elle a en effet estimé qu'à ses yeux, ces deux postes devaient "clairement" aller de pair. Une petite pique lancée vers son mentor, Angela Merkel, qui commit l'erreur, fin 2018, de rester à la chancellerie, mais d'abandonner la présidence pour la confier à AKK. 

Cette démission redistribue les cartes dans la course à la chancellerie et laisse le champ libre à Friedrich Merz, qu'elle avait battu de peu au congrès du partie de décembre 2018. Ennemi juré d'Angela Merkel, il n'a jamais caché son ambition d'accéder un jour à ce poste. Il vient récemment de renoncer à son emploi controversé pour un fonds d'investissement et de se dire disponible. 

Jens Spahn, ministre fédéral allemand de la santé et Armin Laschet, ministre-président de Rhénanie-du-Nord-Westphalie,pourraient également se positionner. 

Une démission sur fond d'alliance

La décision d'Annegret Kramp-Karrenbauer intervient quelques jours après l'alliance de la CDU et de l'extrême droite dans l'élection du ministre-président de Thuringe. Elle a expliqué qu_'"une partie de la CDU a une relation non clarifiée avec l'AfD (Alternative pour l'Allemagne)"_ alors qu'elle rejette clairement toute alliance.

L'affaire a alors tourné au scandale. Non seulement car ces élus se sont affranchis des consignes générales données par le parti d'Angela Merkel, mais ils ont de ce fait, brisé un tabou dans l'histoire politique allemande d'après-guerre : le refus de toute coopération avec l'extrême droite de la part des autres partis traditionnels.

La démission de Thomas Kemmerich, trois jours après son élection n'aura pas suffi à éteindre l'incendie. La CDU se retrouve aujourd'hui orpheline de dirigeants, à un an et demi des législatives.

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