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Crise d'Idleb en Syrie : nouvelles discussions entre Moscou et Ankara

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Crise d'Idleb en Syrie : nouvelles discussions entre Moscou et Ankara
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Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a assuré que la victoire du président Bachar al-Assad était "inévitable" dans la province d'Idleb.

Le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue turc Mevlut Cavusoglu se sont entretenus ce samedi en marge de la conférence sur la sécurité de Munich, en Allemagne.

Ces deux acteurs majeurs dans le dossier syrien (Moscou soutient le régime de Bachar Al-assad, tandis qu'Ankara appuie des groupes rebelles) ont discuté de la crise dans la province d'Idleb, dernier bastion des djihadistes et des rebelles, où des combats meurtriers ont récemment opposé les forces turques et syriennes.

Sergueï Lavrov a déclaré que la victoire du régime syrien était "inévitable" dans la province d'Idleb, en Syrie, où la Turquie dispose de 12 postes d'observation, en vertu d'un accord conclu en 2018 entre Moscou et Ankara.

Melvut Cavusoglu a souligné qu'une délégation turque se rendrait lundi à Moscou, après la visite d'envoyés russes, dont des responsables militaires et des services de renseignement, il y a une semaine à Ankara, sans que cela aboutisse à un accord concret.

"La clé pour mettre fin à cette crise, c'est la Russie", a pour sa part déclaré à Munich Kenneth Roth, le directeur de Human Rights Watch. "Le gouvernement syrien ne peut pas continuer sans le soutien aérien de la Russie. Et la Russie avance plusieurs excuses. Elle souligne tout d'abord qu'il y a environ 10 000 djihadistes qui contrôlent Idleb. C'est vrai, mais cela ne justifie pas un bombardement aveugle de la population civile."

Déplacements de population

Par ailleurs, le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue américain Donald Trump ont discuté lors d'un entretien téléphonique des "moyens de mettre fin à la crise à Idleb dans les plus brefs délais", selon la présidence turque.

Les deux chefs d'Etat ont estimé que "les dernières attaques" des forces gouvernementales dans cette région étaient "inacceptables", a ajouté la présidence.

Les combats dans la province d'Idleb ont provoqué d'importants déplacements de population. Selon les Nations-Unies, 700 000 personnes personnes ont du fuir depuis le mois de décembre dans la région ou autour, dans le nord-ouest syrien, alors que l'hiver est particulièrement rude.