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Attentat raciste de Hanau : menace d'extrême droite "très élevée" en Allemagne

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Attentat raciste de Hanau : menace d'extrême droite "très élevée" en Allemagne
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Alors que l'Allemagne reste sous le choc après l'attentat raciste de Hanau qui a fait 9 morts mercredi soir, le gouvernement a annoncé vendredi un renforcement de la surveillance policière, notamment autour des mosquées. Le ministre de l'intérieur parle d'une menace d'extrême droite "très élevée".

"La semaine dernière, douze terroristes présumés d'extrême droite ont été arrêtés car ils prévoyaient des attaques", a-t-il déclaré_._ "Ces derniers jours, nous avons effectué des fouilles auprès de militants d'extrême droite présumés à plusieurs endroits en Allemagne, où nous avons saisi de grandes quantités d'explosifs et de grenades, ainsi que des armes automatiques "

Une cérémonie d'hommages aux victimes s'est déroulée à Hanau jeudi soir, où deux bars à chicha ont été pris pour cible. Mais les discours politiques prononcés ce soir-là n'ont pas été ceux qui étaient attendus par ce représentant de la communauté musulmane.

"Si l'on a parlé d'extrémisme de droite et d'antisémitisme en Allemagne, les terme 'islam' ou 'musulmans' n'ont pas été utilisés une seule fois lors de la cérémonie de jeudi soir", a déclaré Aiman A. Mazyek, président du Conseil de coordination des musulmans en Allemagne.

"L'antisémitisme et l'islamophobie vont de pair, et si vous voulez vous battre contre l'un, vous ne pouvez pas ignorer l'autre. C'est la critique que nous faisons. Les victimes n'étaient présentes ni sur la scène ni d'une autre manière dans les discours."

L'auteur présumé de l'attaque de Hanau a laissé derrière lui un manifeste raciste, truffé de théories complotistes.

Les rassemblements en mémoire des neuf victimes de la double fusillade de Hanau, organisés jeudi soir dans une cinquantaine de villes allemandes, ont laissé place à des débuts de polémique sur la lutte contre la circulation des armes ou encore la protection des minorités.

Les critiques ont aussi visé le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), accusé d'avoir jeté de l'huile sur le feu sur la question des migrants. L'un des leaders de l'AfD, Jörg Meuthen, s'est refusé à attribuer toute dimension idéologique ou politique à l'attentat, parlant sur Twitter de "l'acte d'un fou".

"Quelqu'un a tiré à Hanau, mais beaucoup lui ont fourni des munitions, et l'AfD en fait certainement partie ", a quant à lui dénoncé Lars Klingbeil, secrétaire général du parti social-démocrate SPD, sur la chaîne publique ARD.