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Après le scandale en Thuringe, Hambourg élit son Parlement

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Après le scandale en Thuringe, Hambourg élit son Parlement
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Les 121 sièges du Parlement local sont remis en jeu ce dimanche à Hambourg. Surtout, il s'agit de la première élection organisée en Allemagne depuis le coup de tonnerre survenu en Thuringe au début du mois.

Cette fois, les partis traditionnels, sociaux-démocrates en tête, doivent consolider leurs positions et éviter de se faire rayer de la carte au niveau national.

Heureusement pour eux, la cité hanséatique n'a rien à voir avec le Länder par qui le scandale est arrivé. Le 5 février dernier, les élections régionales placent en tête un candidat libéral, Thomas Kemmerich (FDP).

Seulement, le nouveau chef de l'éxécutif local s'est hissé à la première place à la faveur d'une alliance entre la droite de la CDU, le parti d'Angela Merkel, et l'extrême droite de l'AfD. Un tabou est brisé : ce scénario n'avait jamais eu lieu dans l'histoire d'après-guerre de ce pays marqué par le nazisme.

Le vainqueur est forcé de renoncer 24 heures plus tard, plongeant la région dans l'incertitude.

Ce vendredi, une sortie de crise s'esquisse enfin : les quatre grands partis locaux se sont mis d'accord sur la date du prochain scrutin populaire, le 25 avril.

Localement, un pari pour la coalition rouge et verte

Si les résultats hambourgeois feront office de test, les enjeux locaux sont à l'abri des soubresauts de la politique nationale.

Les sociaux-démocrates, en nette perte de vitesse en Allemagne, devraient parvenir à contenir la vague écologiste qui déferle sur le pays.

Coalisés depuis 2015 pour diriger Hambourg, une des trois villes-Etats avec Berlin et Brême, les sociaux-démocrates du SPD et les écologistes se livrent un duel acharné pour la première place.

Portés par une dynamique nationale suffisamment forte pour rendre crédible l’élection d’un écologiste à la chancellerie après le départ d’Angela Merkel en 2021, les Verts ont longtemps lutté mano a mano avec le SPD.

Les deux partis recueillaient il y a quelque temps chacun 30 % des intentions de vote dans les sondages. L’actuelle coalition rouge-verte devrait ainsi pouvoir être reconduite pour les cinq années à venir avec une majorité confortable, une option jugée « très, très évidente » par l’actuel maire de gauche.

S’ils sont en passe de rester en tête à Hambourg, les sociaux-démocrates, qui ont sombré dans l’impopularité dans le reste du pays, connaissent toutefois une baisse significative par rapport au dernier scrutin de 2015 (45,6 %).

Les Verts, à l’inverse, devraient eux plus que doubler les voix obtenues il y a cinq ans (12,3 %), qui en faisaient le troisième parti de la ville derrière sociaux-démocrates et CDU.