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Face à l'uberisation, ces jeunes bordelais misent sur la coopération

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Capture d'écran   -   Tous droits réservés  AFP
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Ils étaient habitués à livrer des repas grâce à des plateformes telles que Deliveroo ou Uber Eats. Mais depuis 2017, quatre bordelais ont décidé de lancer leur propre société coopérative : Coursiers bordelais.

"Le but c'est vraiment de dire que cette uberisation, c'est du mytho" explique l'un des fondateur Arthur Hay, dénonçant la politique de ces entreprises qui consiste à "exploiter les gens et se faire de l'oseille sur le dos des jeunes ou des moins jeunes qui vont travailler nuit et jour sous la pluie, le vent etc."

La plupart des livreurs utilisent le statut d'auto entrepreneur pour exercer leur activité. Un statut souvent précaire et peu avantageux.

"Je me suis cassé la main il y a deux semaines" indique Arthur Petitjean, cofondateur de la société coopérative. "Ça fait deux semaines que je ne travaille pas mais que je touche mon salaire, que tous mes soins sont pris en charge [...] Si j'avais été indépendant sur une plateforme, je pense que je n'aurais pas fait d'opération, j'aurais mis une attelle et je serais retourné faire mes livraisons parce qu'il n'y a pas le choix" explique-t-il.

Désormais, ces jeunes gèrent leur activité librement. Tous sont salariés en CDI, et ont des congés. Ils ne sont plus payés à la course, mais à l'heure, une grande différence par rapport aux société uberisées.