DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Lesotho : le Premier ministre accusé mais toujours pas inculpé

euronews_icons_loading
Le Premier ministre du Lesotho, Thomas Thabane à la 74e session de l'Assemblée générale des Nations unies le 27 septembre 2019
Le Premier ministre du Lesotho, Thomas Thabane à la 74e session de l'Assemblée générale des Nations unies le 27 septembre 2019   -   Tous droits réservés  AP Photo/Richard Drew, File   -   Richard Drew
Taille du texte Aa Aa

C'est une affaire d'état qui secoue le petit royaume du Lesotho depuis maintenant plusieurs semaines. L'actuel Premier ministre, Thomas Thabane, est accusé d'avoir tué sa femme en juin 2017 deux jours avant son investiture.

Convoqué une première fois vendredi, il s'était fait porter pâle, officiellement en Afrique du Sud pour raisons médicales "d'urgences". Lundi, à la surprise générale, il s'est finalement présenté devant la justice de son pays.

Attaqué de toute part, le Premier ministre a annoncé, le 20 février qu'il allait démissionner d'ici juillet. Depuis, le principal parti d'opposition à déposé, devant le Parlement, une motion de défiance à son encontre. Si elle obtient une majorité de voix des parlementaires, il devra démissionner ou proposer au roi Letsie III la dissolution du Parlement et l'organisation de nouvelles élections. De son côté, même le propre parti de Thomas Thabane a de nouveau exigé son départ immédiat.

Cette affaire a réellement éclaté en janvier, lorsque le chef de la police a révélé, dans un courrier rendu opportunément public, qu'un appel passé sur le téléphone portable du Premier ministre avait été localisé sur les lieux du meurtre de sa femme.

Sa seconde femme, épousée deux mois après l'assassinat de son ex-épouse, a d'ores et déjà été inculpé de complicité du meurtre. Elle est actuellement libérée sous caution.

Après une brève audience, le dossier a été renvoyé devant la Haute Cour du Lesotho pour décider si un Premier ministre en exercice peut être accusé d'un quelconque crime. Son avocat a assuré qu'il ne pouvait pas l'être tant qu'il dirige le gouvernement, ses fonctions lui assurant l'impunité.