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ARCO : quand l'art s'empare de la politique

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ARCO : quand l'art s'empare de la politique
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À Madrid, la foire d’art contemporain est placée cette année sous le signe de la politique.

L'artiste finlandaise Riiko Sakkinen, qui vit en Espagne, dénonce la nostalgie franquiste qui revient en force avec la percée de l'extrême droite dans le pays. Des images d'actualité détournées par Carlos Aires s'inscrivent elles aussi dans la thématique de cette 39e édition, qui se tient en ce moment, intitulée "Ce n'est qu'une question de temps", en lien avec le travail de l'artiste et activiste cubain Felix Gonzalez-Torres, décédé en 1996 à l'âge de 38 ans, et dont les œuvres s'arrachent aujourd'hui pour plusieurs millions d'euros.

L'ARCO 2020 poursuit ses efforts pour soutenir la création artistique, en particulier la relève, grâce à une opération qui vise à rendre les œuvres plus accessibles.

"Nous avons organisé une campagne sous le hashtag "je m'achète une œuvre" (#mecompraunaobra), qui est abordable", explique Maribel Lopez, directrice de l'ARCO, "parce qu'il est important de trouver de nouveaux collectionneurs, jeunes, qui soutiennent des artistes de leur génération, qui ont aujourd'hui entre 20 et 30 ans. C'est pourquoi, par le biais du site koyac.net, les galeries proposent des œuvres à moins de 2 020 euros".

Plus de 200 galeries et près de 2000 artistes venus du monde entier sont représentés jusqu'à dimanche à l'ARCO, où les visiteurs pourront notamment apercevoir les portraits réalisés à partir de Lego par le dissident chinois Ai Wei-Wei.