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À la frontière gréco-turque, migrants et gardes-frontières se font face

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À la frontière gréco-turque, migrants et gardes-frontières se font face
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Ils sont tassés à la frontière côté turc près à entrer en Grèce. Mais face à eux, les gardes-frontières bloquent l'accès. Depuis l'annonce d'Ankara de maintenir ouvertes ses frontières pour laisser les migrants gagner l'Europe, la situation est tendue à la frontière gréco-turque.

Certains migrants jettent des pierres et des gaz lacrymogènes de fabrication turque sur les gardes-frontières grecs pour forcer l'accès. Une preuve que cette migration de masse est organisée pour violer les frontières de la Grèce d'après les autorités d'Athènes.

Les forces de l'ordre grecques ripostent avec des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes, alors que de nombreux migrants tentent de passer la frontière à d'autres endroits, le long de la rivière Evros, qui marque presque toute la démarcation terrestre entre les deux pays.

"La Turquie a décidé de nous envoyer des «vagues de réfugiés» et nous essayons de gérer cette situation sans précédent" affirme Panagiotis Harelas chef des gardes-frontières qui constate une multitude de nationalités.

Côté mer, 52 navires de la marine et des gardes-côtes patrouillent au large des îles de la mer Égée.

Samedi, un canot pneumatique transportant des Gambiens et des Congolais s'est échoué sur le rivage rocheux à Lesbos. Secoués par la traversée et récitant des prières, les 27 rescapés, dont une femme enceinte, ont été recueillis par des bénévoles, selon l'AFP.

Le porte-parole du gouvernement grec affirme que 4 000 migrants ont été bloqués à la frontière depuis vendredi et que 66 arrestations ont été signalées.