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Migrants : les Grecs frontaliers entre solidarité et méfiance

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Des soldats grecs patrouillent près de la gare de Kastanies, proche de la frontière entre Grèce et Turquie, le 8 mars 2020
Des soldats grecs patrouillent près de la gare de Kastanies, proche de la frontière entre Grèce et Turquie, le 8 mars 2020   -   Tous droits réservés  Giannis Papanikos, AP
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En quittant Pythio pour rejoindre un affluent du fleuve Evros, non loin de la frontière gréco-turque, on parcourt des paysages étrangement déserts, presque inquiétants. Dans cette zone rurale, seul le sifflement d'un train rompt le silence. Les patrouilles se poursuivent sur les routes, le long des berges. Sur les rives de l'Erythropotamos, nous rencontrons deux garde-frontières de la police grecque.

"Nous patrouillons 24 heures sur 24, sept jours sur sept, témoigne Dimitris Derventlis, chef des garde-frontières d'Evros. Mais nous ne sommes pas fatigués, il n'y a aucun problème. Nous avons prêté serment comme garde-frontières, c'est ce que nous sommes. Et puis, nous sommes encouragés par la population locale."

"Nous pouvons comprendre ce que traversent les réfugiés qui viennent dans notre pays, dit Ioannis Totonidis, secrétaire général de l'association des garde-frontières grecs. Ce que nous ne comprenons pas, c'est que des Turcs nous attaquent sans raison apparente avec des bombes lacrymogènes, juste parce que nous faisons notre travail."

Nous pouvons comprendre ce que traversent les réfugiés qui viennent dans notre pays.
Ioannis Totonidis
Secrétaire général de l'association des garde-frontières grecs

Plus au Nord, nous rencontrons Dimitris Kazanzis. Cet agriculteur témoigne qu'il est souvent venu en aide, par le passé, à ceux qui traversaient la frontière, et qui cherchaient un refuge et une vie meilleure. Mais les circonstances, dit-il, ont changé. L'afflux de migrants a diminué de façon significative. "Ils viennent ici, ils demandent de l'aide, nous leur donnons un coup de main, de l'eau, ce qu'ils veulent et ensuite ils nous demandent comme rejoindre Thessalonique ou Athènes. C'est arrivé souvent par le passé, mais plus tellement aujourd'hui."

"Selon les derniers sondages, la grande majorité des Grecs approuve la décision du gouvernement de fermer la frontière face à la décision turque de laisser passer les migrants" conclut notre envoyé spécial Michalis Arampatzoglou.