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Face au coronavirus, les mesures drastiques se multiplient en Europe

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Face au coronavirus, les mesures drastiques se multiplient en Europe
Tous droits réservés  Evanglosz Bugiotisz/MTI/MTVA
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Alors que le nombre de personnes infectées par le Covid-19 ne cesse d'augmenter dans l'Union européenne, de nombreux pays ont décidé de prendre des mesures drastiques. Tour d'horizon.

Depuis mardi, les rues d'habitudes très animées de Rome sont vides. Alors que le pays a été placé en confinement, les Italiens ont ordre de limiter au maximum leurs déplacements. Les commerces, hormis l'alimentaire, ont été fermés. Ce jeudi, le pays a décidé d'aller plus loin encore dans ses restrictions, en décidant la fermeture vendredi de l'un des deux aéroports de la capitale.

En Pologne, après avoir introduit des « contrôles sanitaires » aux frontières, le gouvernement a annoncé mercredi la fermeture des écoles, des cinémas et des musées pendant 15 jours.

Une mesure aussi adoptée par l'Irlande, qui ferme crèches, écoles et universités, comme l'a indiqué le Premier ministre Léo Varadkar : "Là où c'est possible, les cours se feront en ligne ou à distance. Les institutions culturelles seront fermées. Notre conseil est que les réunions en intérieur de plus de 100 personnes et les réunions en extérieur de plus de 500 personnes soient annulées."

Un essai clinique européen en France

L'Espagne aussi a pris dernièrement des mesures drastiques. Avec plus de 2900 cas recensés et 84 morts, c'est désormais le deuxième pays le plus touché par l'épidémie en Europe. Un Conseil des ministres extraordinaire a été convoqué ce jeudi, pour adopter notamment des mesures économiques face à l'épidémie de coronavirus.

En France, le gouvernement a annoncé le lancement d'un essai-clinique européen sur 3200 patients atteints de Covid-19. Il comparera quatre traitements différents : "C'est un schéma d'étude qui est adaptatif, ça veut à dire que dès qu'on sait qu'il y a un traitement qui ne marche pas, il sort, et on fait avec les autres traitements. Et par ailleurs s'il y a d'autres traitements en route qui arrivent qu'on pense qu'ils sont efficaces, on peut l'ajouter", indique Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Bichat (Paris).

Dans toute l'Europe, la crainte du nouveau coronavirus s'intensifie et de nombreuses personnes font des stocks de denrées premières.

La Commission européenne, pour sa part, a annoncé un fonds d'investissement de 25 milliards d'euros pour répondre aux conséquences de l'épidémie.