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Confinement : les violences conjugales en forte hausse en France

La place des Héros déserte à Arras, dans le nord de la France, le 26 mars 2020.
La place des Héros déserte à Arras, dans le nord de la France, le 26 mars 2020.   -   Tous droits réservés  DENIS CHARLET/AFP
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C'est une dramatique conséquence du confinement mis en place en France depuis le 17 mars pour lutter contre la propagation du Covid-19. Les violences conjugales ont fortement augmenté dans l'Hexagone.
Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a en effet indiqué hier soir lors d'une émission de télévision que ces violences avaient augmenté en une semaine de "32% en zone gendarmerie" et de "36% dans la zone de la préfecture de Paris".

Si ces données ne concernent pas l'ensemble du pays, la zone gendarmerie correspondant plus ou moins aux villes de moins de 20 000 habitants, l’exécutif français entend endiguer cette hausse des violences conjugales dans le huis clos des domiciles confinés.

Sur le plateau de la télévision publique France 2, Christophe Castaner a indiqué qu'un dispositif adapté à la situation si particulière du confinement aller être mis en place pour permettre aux femmes victimes d'appeler à l'aide. il sera ainsi possible de faire des signalements dans les pharmacies pour alerter les forces de l'ordre.

Par exemple "dans la pharmacie, au moment où la femme qui peut être battue, se rend sans son mari" pour aller chercher des médicaments, il faut qu'elle "puisse donner l'alerte", a expliqué le ministre de l’intérieur.

Dans l'hypothèse où son mari serait avec elle, le ministre a évoqué la possibilité que celle-ci utilise un "code", "par exemple : masque 19". L'utilisation d'un code est un système déjà mis en place en Espagne.

Des consignes seront données pour que les forces de l'ordre puissent "intervenir en urgence", a-t-il dit, en assurant que la lutte contre les violences conjugales était "une priorité".

"Avec Marlène Schiappa (secrétaire d'État chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, ndlr) nous allons avancer pour que ce soit partout sur le territoire national un des moyens de protection", a ajouté Christophe Castaner.