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Coronavirus : confinées... et violentées

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Photo d'illustration : scène de rue à Paris, en France, le 14 avril 2020.
Photo d'illustration : scène de rue à Paris, en France, le 14 avril 2020.   -   Tous droits réservés  JOEL SAGET/AFP
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Avec le coronavirus, la menace vient de l'extérieur, mais elle peut venir aussi de chez soi. Parmi les millions de personnes confinées aujourd'hui, certaines se retrouvent enfermées chez elles avec un partenaire violent. Et le peu de données disponibles pour l'instant indique une hausse des violences domestiques.

Suzanne Jacob, directrice générale de SafeLives : "La violence domestique est une question de pouvoir et de contrôle. Il s'agit de quelqu'un qui essaie de limiter qui vous êtes, comment vous êtes, ce que vous pouvez faire. Et bien sûr, cette situation de confinement exacerbe tous ces comportements de violence domestique."

L’Italie et l’Espagne ont enregistré une forte hausse des décès suites à des violences domestiques lors des dernières semaines de confinement.

Lorena Quaranta, Italienne de 27 ans, était à quelques semaines de devenir médecin. Début avril, son compagnon a avoué à la police qu'il l'avait tuée alors qu'ils étaient confinés chez eux. Elle est devenue le visage de ces femmes confinées et violentées.

En France, les signalements pour violence conjugale ont augmenté de 30%. A Paris, la hausse est de 36% selon les chiffres de la préfecture de police. Mais le phénomène est international. Le pape, lui-même, a évoqué ces violences domestiques.

A Paris, Ryan Thompson : "De nombreux gouvernements se sont mobilisés pour répondre à cette menace. Dans certains pays européens, y compris ici en France ... Les pharmacies sont devenues un point de rencontre. Les victimes peuvent utiliser un code, prononcer les mots "masque 19" pour demander de l'aide. Et pour celles qui ne peuvent pas sortir, un service de SMS d'urgence a été mis en place. "

Les appels téléphoniques de demande d'assistance sont en hausse dans toute l'Europe. Et les systèmes d'urgence donnent des résultats mais les associations de protection des victimes disent qu'il y a plus à faire.

Caroline de Haas, association Nous Toutes : «J'apprécie que le gouvernement français essaie de trouver des solutions. Mais en réalité, ce dont nous avons besoin, c'est d'embaucher du personnel d'urgence qui sait comment traiter les cas de violence domestique - qui peut aider la police. De nos jours, la police est en première ligne pour intervenir parce qu'elle ce sont ceux qu'on appelle. Mais il n'y en a pas assez et ils ne sont pas formés sur ce sujet sensible."

Plus de protection, et pour quoi pas de nouvelles mesures exceptionnelles comme ce qui s'est fait au Danemark par exemple, où des chambres d'hôtel sont réservées et prépayées pour accueillir les victimes de violence qui ont fui le domicile.