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Coronavirus : la barre des 25 000 morts franchie en France

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La ligne 1 du métro parisien, le 4 mai 2020.
La ligne 1 du métro parisien, le 4 mai 2020.   -   Tous droits réservés  BERTRAND GUAY/AFP
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L’épidémie de coronavirus a fait plus de 25 000 morts dans l'Hexagone. 306 personnes supplémentaires ont été emportées par le Covid-19 lors des dernières 24 heures. Ce lundi, le bilan se fixe donc à 25 201 décès en France depuis le 1er mars, a indiqué lundi la Direction générale de la Santé (DGS).

15 826 décès sont survenus en milieu hospitalier et 9 375 dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et les établissements médico-sociaux.

La pression sur les services de réanimation continue de s’alléger, avec 123 patients Covid-19 en moins, mais le nombre total de cas graves hospitalisés dans ces services reste élevé à 3 696. Et en comptant les malades en réanimation pour d'autres pathologies toujours supérieur (127%) aux capacités initiales de quelque 5 000 places, selon un communiqué publié sur le site du ministère français de la Santé.

La carte de synthèse des indicateurs (circulation active du virus sur le territoire et tension hospitalière) reste inchangée ce lundi soir.

Le Sénat ne valide pas le plan de déconfinement

Plus tôt dans la soirée, la chambre haute du Parlementent français a rejeté le plan de déconfinement présenté la semaine dernière par le Premier ministre Edouard Philippe. Par 89 voix contre 81, et 174 abstentions, le Sénat ne valide donc pas le texte contrairement à l'Assemblée nationale, où il avait été approuvé par 368 députés contre 100.

Les élus Les Républicains du Sénat, un hémicycle majoritairement à droite, se sont massivement abstenus. Les groupes socialiste et communiste ont voté contre le texte du gouvernement.

Comme à l'assemblée, le Premier ministre avait présenté son plan aux sénateurs avant que ces derniers ne se prononcent sur le texte. Alors que certains élus locaux contestent la réouverture des écoles à partir du 11 mai, le Premier ministre a souligné dans sa prise de parole la "probable bombe à retardement" que constituerait le "décrochage scolaire" et la "catastrophe" des écoles fermées pour les enfants et les adolescents "les plus vulnérables".

Le masque obligatoire dans les collèges que dans certains cas

Edouard Philippe a également donné dans ce discours plus de précisions quant au port du masque dans les collèges. Présenté comme "obligatoire", la semaine dernière, le locataire de Matignon a indiqué devant le Sénat que cette obligation ne sera effective que si les règles de distanciation sociale ne peuvent être respectées.

"Nous fournirons des masques au personnel de l’Education nationale et aux collégiens. Pour ces derniers, le masque sera obligatoire quand les règles de distanciation sociale risquent de ne pas être respectées", a ainsi déclaré Edouard Philippe.

Le Premier ministre a aussi insisté sur le "coût social et économique" du confinement qui "déchire notre tissu social" et "aggrave les difficultés que rencontrent certaines familles, certains secteurs, certains territoires". "La vie économique doit reprendre impérativement et rapidement, avec des aménagements, avec de la bonne volonté", a-t-il ajouté. Le Premier ministre a par ailleurs annoncé une aide de 200 euros qui sera versée à 800 000 jeunes de moins de 25 ans "précaires ou modestes".

Obligation de quatorzaine dans en Outre-mer

Enfin, Edouard Philippe a par ailleurs annoncé le report du déconfinement à Mayotte où "le virus circule activement" et indiqué que les interdictions d'arrivée dans tous les territoires d'Outre-mer seraient maintenues "au-delà du 11 mai" avec "obligation de quatorzaine".

Les votes de l'Assemblée et du Sénat, en application de l'article 50-1 de la Constitution, ont surtout une valeur symbolique et pas d'impact sur le lancement du déconfinement, prévu à partir du 11 mai.