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Relance : le couple franco-allemand isolé

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Relance : le couple franco-allemand isolé
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Le plan de relance franco-allemand reste loin de faire l'unanimité, après l'accord obtenu ce lundi entre Paris et Berlin. Certains Etats membres saluent l'initiative destinée à débloquer 500 milliards d'euros pour soutenir les économies durement touchées par la crise sanitaire, sur la base d'une dette commune. Mais d'autres pays comme le Danemark ou l'Autriche voient dans ce projet une manière d'émettre des euro-obligations à la dérobée.

"Notre objectif est de donner la meilleure impulsion possible à l'économie européenne et aussi de limiter toutes les réglementations afin que l'Europe, en tant que site économique puisse tirer son épingle du jeu face à la concurrence internationale", indique le chancelier autrichien Sebastian Kurz. "Nous voulons faire preuve de solidarité et nous voulons soutenir des pays comme l'Italie, l'Espagne ou la France, qui ont été durement touchés par la crise. Mais notre approche consiste à aider avec des prêts, et non par une communautarisation des dettes".

Amorcer une relance grâce à des prêts ou bien sur la base d'aides publiques reste le point d'achoppement entre les Etats membres. Et l'Union doit tenter de surmonter ses désaccords dans un contexte aussi critique, estime le ministre irlandais de l'économie Pascal Donohoe.

"Les carences de l'Union ou les clivages entre les Etats membres, s'ils devaient être encore plus exacerbés par l'impact de la crise sanitaire sur l'économie européenne, constitueraient un obstacle majeur pour le projet européen, estime-t-il. "Cela représenterait d'immenses défis pour l'Europe au cours des prochaines années ".

La Commission européenne doit dévoiler le 27 mai prochain une proposition de budget pour l'Union, qui inclura sa vision pour un plan de relance.

Mais l'accord franco-allemand ne sera que l'un des axes de réflexion, au même titre que ceux suggérés par les autres Etats membres, a rappelé le vice-président de l'institution.