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Le Trésor US juge « très bons » les pourparlers de Paris avec la Chine avant Trump-Xi

Photo d'archives. Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent serre la main du vice-Premier ministre chinois He Lifeng à Genève, en mai 2025
Archives. Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent serre la main du vice-Premier ministre chinois He Lifeng lors d'une réunion bilatérale à Genève, Suisse, mai 2025 Tous droits réservés  Martial Trezzini/Keystone via AP
Tous droits réservés Martial Trezzini/Keystone via AP
Par Quirino Mealha
Publié le
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Des responsables américains et chinois de haut niveau ont conclu deux jours de discussions économiques, jugées productives par la secrétaire au Trésor avant la visite du président Trump en Chine.

Une délégation commerciale américaine, conduite par le secrétaire au Trésor Scott Bessent et le représentant au Commerce Jamieson Greer, a achevé lundi deux jours de discussions avec ses homologues chinois à Paris, Bessent les qualifiant de « très bonnes » dans le premier compte rendu officiel américain.

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La délégation a rencontré le vice‑premier ministre chinois He Lifeng et le négociateur en chef pour le commerce, Li Chenggang. Selon la presse, les responsables américains ont exhorté Pékin à augmenter ses importations d’avions de ligne Boeing ainsi que de charbon, de pétrole et de gaz naturel américains.

Le cycle parisien fait suite à des discussions tenues précédemment à Genève, Londres, Stockholm, Madrid et Kuala Lumpur, visant à stabiliser les relations bilatérales après l’escalade tarifaire de l’an dernier.

Ces pourparlers commerciaux s’inscrivaient également dans la préparation de la visite prévue du président Trump à Pékin, à la fin mars, sur fond de guerre en Iran qui se poursuit.

Les interlocuteurs chinois se seraient aussi dits ouverts à des achats agricoles américains supplémentaires, notamment de volaille, de bœuf et d’autres grandes cultures que le soja, tout en réaffirmant leur intention d’acheter 25 millions de tonnes métriques de soja américain par an au cours des trois prochaines années.

Par ailleurs, les délégations ont exploré la mise en place de mécanismes formels pour encadrer le commerce et l’investissement dans les secteurs non sensibles, notamment la création d’un « Conseil du commerce » et d’un « Conseil de l’investissement » entre les États‑Unis et la Chine.

Des avancées ont été relevées sur les minerais critiques : Washington a insisté pour obtenir un meilleur accès à l’yttrium, un élément des terres rares essentiel aux turbines de moteurs d’avion, et les deux parties ont identifié des pistes pour assouplir les restrictions.

Bessent a souligné que tout résultat concret serait, au final, tranché par Trump et le président chinois Xi Jinping lors du sommet de Pékin, prévu du 31 mars au 2 avril.

Il s’agira de la première visite d’un président américain en exercice depuis près d’une décennie, Trump s’étant rendu en Chine en novembre 2017, lors de son premier mandat.

Le détroit d’Ormuz pèse sur les projets de sommet Trump-Xi

Le dialogue économique s’est déroulé en parallèle de la guerre en Iran, qui a de facto fermé le détroit d’Ormuz, un goulet d’étranglement stratégique par lequel transitent la majeure partie du brut importé par la Chine et environ 20 % du commerce mondial de pétrole.

Trump a laissé entendre que la visite à Pékin pourrait être reportée si la Chine ne soutenait pas la mission navale américaine envisagée pour escorter les pétroliers dans ce couloir maritime.

Lors de sa conférence de presse, Bessent a précisé que tout éventuel report de la visite ne serait motivé que par des raisons logistiques.

« Si les rencontres sont retardées, elles ne le seraient pas parce que le président aurait exigé que la Chine sécurise le détroit d’Ormuz », a déclaré Bessent.

« Si, pour une raison quelconque, la rencontre est reprogrammée, elle le serait pour des raisons de logistique. Ce serait une décision prise par le président, en tant que commandant en chef, de rester à la Maison Blanche pendant que cette guerre est menée », a‑t‑il ajouté.

Le secrétaire Bessent arrive pour faire une déclaration à la presse au siège de l’OCDE à Paris, le 16 mars 2026
Le secrétaire Bessent arrive pour faire une déclaration à la presse au siège de l’OCDE à Paris, le 16 mars 2026 AP Photo/Emma Da Silva

Marco Rubio doit accompagner Trump malgré d’anciennes sanctions chinoises

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, devrait accompagner Trump à Pékin.

Pékin avait imposé des sanctions à Rubio en 2020, alors qu’il était sénateur, notamment des restrictions de voyage en raison de ses prises de position sur Hong Kong et le Xinjiang.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a indiqué que ces mesures visaient les actions passées de Rubio en tant que sénateur et ne bloqueraient pas nécessairement sa participation au sommet.

La présence annoncée d’un ancien faucon de la politique chinoise comme Rubio illustre l’équilibre que cherche à trouver l’administration Trump entre engagement économique et priorités de sécurité.

Alors que les discussions de Paris viennent de s’achever et que le sommet de Pékin doit se tenir dans moins de deux semaines, l’attention se porte désormais sur la capacité du ton positif décrit par Bessent à se traduire par des engagements concrets sur l’aéronautique, l’énergie et l’agriculture.

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