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Comment les grands champions de judo puisent du courage dans leur sport

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Privés de compétitions internationales pour cause de pandémie de coronavirus, de grands champions évoquent leur sport et ce qu'il leur apporte dans la vie en partenariat avec la Fédération internationale de judo. Ils insistent sur l'importance de l'une des valeurs sur lesquelles il s'appuie : le courage.

Dominic Ressel : "Il ne faut pas avoir peur de tomber, ni d'affronter des partenaires coriaces"

Détenteur de sept titres de champion d'Allemagne dans la catégorie des moins de 81 kg, Dominic Ressel a remporté la médaille d'or au Grand Slam à Paris en 2019. Il a aussi décroché la médaille d'argent au championnat d'Europe à Varsovie en 2017.

"Le judo a totalement changé ma vie," témoigne le jeune homme. "Le courage est très important dans le judo parce qu'on ne doit pas avoir peur de tomber par terre, ni avoir peur de partenaires parfois coriaces," assure-t-il avant d'ajouter : "Il faut au contraire, toujours regarder vers l'avant et rester positif quand on affronte des adversaires plus forts."

Miklós Ungvári : "Il m'a appris à rester debout malgré les épreuves de la vie"

Médaillé d'argent aux Jeux olympiques de 2012, le Hongrois Miklós Ungvári a obtenu trois médailles de bronze en championnat du monde, trois titres européens et plus de 35 médailles en Coupe du Monde. "Miki" a remporté le Grand Prix de Budapest en 2018. Deux de ses frères sont aussi judokas.

"Pendant ma carrière, il y a eu des moments où la vie a été très dure avec moi pour des choses si personnelles et si chères à mon cœur : par exemple, le décès de mon grand-père qui m'a vraiment obligé à trouver de la force," confie le champion. "Je suis sûr que le judo m'a vraiment aidé à surmonter ces moments, mais aussi à affronter tous les autres aspects de la vie," affirme-t-il. "Il m'a aussi appris à avoir du courage et à rester debout malgré les épreuves que la vie peut faire endurer," souligne-t-il.

Sabrina Filzmoser : "Un sport qui fait travailler le corps et le mental"

L'Autrichienne Sabrina Filzmoser est détentrice de deux titres européens et de deux médailles de bronze en championnat du monde dans la catégorie des moins de 57 kg. Elle a remporté 39 médailles de niveau mondial et deux Grands slams à Paris. L'an dernier, la judokate a décroché le bronze lors du Grand Prix de Budapest. La championne âgée de 39 ans participe à un projet "Judo pour la paix" au Népal.

"Je suis venue au Népal pour les montagnes, l'Himalaya, mais aussi parce qu'ici, il y a des judokas vraiment passionnés et je voulais leur apporter mon soutien," dit-elle. "Le judo, c'est comme une grande famille quel que soit le pays où l'on se trouve, mais ici, il y a quelque chose de spécial parce que les gens n'ont rien à part le judo, ils sont très unis," fait-elle remarquer.

"Je crois qu'après le séisme, ils se sont donnés des priorités et des objectifs très ambitieux et petit à petit, ils les atteindront," estime la judokate. "Le judo est un sport qui fait travailler à la fois, le corps et le mental : ici, les enfants en prennent conscience très tôt et cela les fait avancer dans la vie," indique-t-elle.

Martyna Trajdos : "Le courage de croire en soi"

Médaillée de bronze aux championnats du monde à Tokyo l'an dernier, l'Allemande Martyna Trajdos a remporté le Grand Slam à Ekaterinburg en 2017 et les Jeux européens à Bakou dans la catégorie des moins de 63 kg. La judokate au riche palmarès a également décroché la troisième place au Grand Prix de Tel Aviv en janvier dernier et elle a terminé cinquième aux Jeux européens de Minsk l'an dernier.

"Il faut faire preuve de courage quand on entre sur le dojo, en particulier quand on va s'opposer à quelqu'un qui fait partie des meilleurs judokas au monde ou contre lequel on a déjà perdu cinq fois," indique la jeune femme de 31 ans.

"Malgré cela, il faut avoir le courage d'essayer encore de gagner et le courage de croire en soi," conclut-elle.