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L'honneur, valeur essentielle dans la philosophie du judo

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À l'initiative de la Fédération internationale de judo, de grands judokas s'expriment sur les valeurs véhiculés par leur sport dont l'honneur. L'Argentine Paula Pareto décrit le code d'honneur qui caractérise sa pratique, le Français Axel Clerget nous dit s'employer à le transmettre à son fils et la Marocaine Soumiya Iraoui souligne que "c'est un privilège d'être judokate".

Paula Pareto : "Un code d'honneur, d'amitié et de camaraderie"

Championne olympique à Rio en 2016 dans la catégorie des moins de 48 kg, Paula Pareto a remporté la médaille d'or du Grand Prix de Cancun 2018 et du Grand Slam d'Ekaterinburg 2019 et décroché le titre panaméricain à Lima l'an dernier également. Avant cela, la judokate argentine était numéro 1 dans le classement mondial de la Fédération internationale en 2015 et 2016.

"Le judo s'appuie sur une philosophie de vie qui est magnifique : en compétition, il y a un code d'honneur, d'amitié et de camaraderie," insiste la championne.

"Ces valeurs du judo, j'ai grandi avec et je les applique dans ma vie de tous les jours," affirme-t-elle.

"Notre professeur à l'école nous a appris que "judo" veut dire "voie de la souplesse" et il nous racontait que Jigorō Kanō, le créateur du judo, en regardant la neige tomber sur les arbres en hiver, avait constaté que les branches les plus fines résistent sous le poids de la neige alors que les plus grosses cassent," raconte Paula Pareto. "Les plus fines sont souples et laissent passer la neige tandis que les plus grosses résistent et résistent, mais finissent éventuellement par casser et tomber au sol," poursuit-elle avant de conclure : "Dans le judo, il ne s'agit pas d'avoir de la force, mais de savoir s'en servir."

Axel Clerget : "Être fier de la personne que l'on est"

Médaillé de bronze aux championnats du monde à Bakou en 2018 et à Tokyo l'an dernier, Axel Clerget a remporté le Grand Prix de Tel Aviv début 2019. Le champion français qui évolue parmi les moins de 90 kg a décroché l'argent aux championnats d'Europe à Varsovie en 2017, ainsi qu'aux Grand Slam d'Abu Dhabi et de Tokyo en 2016. Il évoque ses nouvelles responsabilités en tant que père.

"C'est important d'apprendre à mon fils, le respect, l'honneur et le contrôle de soi : ce sont les valeurs les plus importantes, je pense," insiste-t-il.

"Je déteste quand quelqu'un s'énerve pour un rien ; donc il faut vraiment que j'explique à mon fils qu'on ne s'énerve pas pour rien, qu'il faut qu'il y ait une raison, qu'il doit respecter tout le monde - adultes, enfants - et éprouver de l'honneur car c'est important d'être fier de la personne que l'on est," estime le judoka.

Soumiya Iraoui : "C'est un privilège de représenter un sport"

Judokate marocaine en moins de 52 kg et moins de 57 kg, Soumiya Iraoui a décroché l'argent à l'Open européen de Rome en 2018, ainsi qu'aux championnats africains au Cap et aux Jeux africains à Rabat, tous deux organisés l'an dernier. Toujours en 2019, elle s'est classée troisième au Grand Prix de Tashkent et à l'Open africain à Dakar.

La jeune femme est née à Salé près de Rabat. Elle a quatre sœurs et un frère. Elle a commencé à pratiquer le judo à l'âge de 14 ans.

"L'honneur est l'une des valeurs les plus importantes pour moi : tout d'abord, parce que c'est un privilège d'être judoka et de représenter un sport," souligne la judokate.