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Procès historique en Israël : Benjamin Netanyahu, jugé pour corruption, fraude et abus de confiance

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Benjamin Netanyahu
Benjamin Netanyahu   -   Tous droits réservés  Benjamin Netanyahu
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C'est un procès historique qui s'ouvre ce dimanche en Israël. Un chef de gouvernement en exercice, Benjamin Netanyahu, est jugé pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires distinctes.

Après dix-sept mois d'une crise électorale au cours de laquelle il a joué sa "survie politique", le Premier ministre est attendu au tribunal du district de Jérusalem pour une nouvelle bataille judiciaire au terme de laquelle il espère éviter la prison et blanchir sa réputation.

De quoi est-il accusé ?

Le Premier ministre est d'abord accusé d'avoir reçu pour environ 180 000 euros de cigares, champagne et bijoux de la part de personnalités richissimes en échange de faveurs financières ou personnelles. Dans ce dossier, Benjamin Netanyahu est accusé de fraude et d'abus de confiance. Il affirme n'avoir fait qu'accepter des présents de la part d'amis, sans les avoir sollicités.

Les deux autres affaires concernent quant à elles des tentatives de collusion avec la presse. Benjamin Netanyahu est accusé d'avoir accordé il y a plusieurs années des faveurs à Shaul Elovitch, alors patron du principal groupe de télécommunications israélien Bezeqau, en échange d'une couverture médiatique positive d'un des sites d'informations du groupe.

Il aurait également essayé de s'assurer une couverture favorable par le plus grand quotidien payant d'Israël, le Yediot Aharonot. En retour, Benjamin Netanyahu aurait évoqué la possibilité de faire voter une loi qui aurait limité la diffusion d'Israel Hayom, quotidien gratuit et principal concurrent du Yediot. Le premier ministre assure qu'il était le principal adversaire de la loi en question et dit avoir même provoqué les élections anticipées de 2015 pour la bloquer.

L'avenir politique de Netanyahu définitivement compromis ?

Pas forcément, en tout cas dans l'immédiat. Son inculpation en novembre dernier ne l'a d'abord pas empêché de sortir vainqueur des dernières législatives, ce qui lui permis de négocier un accord avec son rival du centre Benny Gantz.

Et le procès s'annonce long. En attendant, le Premier ministre n'est pas obligé de démissionner ou de se retirer le temps de la procédure.

Avant lui, Ehud Olmert, ancienne étoile du Likoud, son parti, avait déjà été inculpé pour corruption mais après avoir démissionné de son mandat de Premier ministre. Olmert avait été reconnu coupable d'avoir touché des pots-de-vin avant de croupir seize mois en prison.