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Après la proposition place à la négociation du plan de relance de 750 milliards d’euros

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Après la proposition place à la négociation du plan de relance de 750 milliards d’euros
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C'est le plus grand emprunt de l'histoire de l'UE. La Commission européenne propose un fonds de relance de 750 milliards d'euros pour surmonter la crise économique provoquée par le coronavirus.

"Sur ce total, des montants de 500 milliards d'euros et de 250 milliards d'euros seront distribués respectivement sous forme de subventions et de prêts accordés aux États membres", précise Ursula von der Leyen, présidente de l’institution. La responsable allemande propose d'emprunter cet argent sur les marchés au nom de l'Union pour redistribuer ensuite ces fonds.

Au-delà de son ampleur, ce plan marque aussi un tournant politique car il représente un premier pas vers une mutualisation de la dette. Cette proposition va maintenir servir de base de négociation. Plusieurs voix au Parlement européen approuvent dans les grandes lignes le projet. La co-présidente des Verts, Ska Keller, estime cependant que le montant ne sera pas suffisant. Mais pour l’eurodéputée il faut s’assurer que "ces ambitions ne soient pas revues à la baisse".

Ce fonds de relance ajouté au prochain budget européen représentera une enveloppe totale de 1 850 milliards d'euros souligne la Commission. Pour la présidente du groupe social-démocrate cette réponse à la crise dépasse la question de la solidarité. "C'est aussi comment préserver le marché intérieur et l'existence même de l'euro", insiste Iratxe Garcia.

Sur Twitter les dirigeants français, espagnol, grec et italien saluent cette proposition. Mais ce plan annonce seulement le début d'une bataille politique avec les Etats membres surnommés les "quatre frugaux". L'Autriche, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède, ne veulent pas partager l'effort avec leurs partenaires les plus endettés.

Pour les économistes ce dispositif peut fonctionner si les 27 parviennent à s'accorder. "Cela permettra aux entreprises de garder leurs employés qu'ils auraient autrement licenciés. Cela permettra aux régions de continuer à entretenir des ponts et à creuser des trous alors que leurs revenus sont en baisse", s’enthousiasme Rebecca Christie de l’institut Bruegel. Toutefois si les gouvernements ne font pas d’effort pour tendre vers cet objectif "alors la partie s'annonce plus difficile", prévient-elle.

Ce fonds de relance s'adossera au prochain budget à long terme de l'UE (2021-2027). La balle est maintenant dans le camp des Etats membres.