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En Italie, des maires décidés à faire revivre des colonies de vacances sur la Riviera romagnole

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En Italie, des maires décidés à faire revivre des colonies de vacances sur la Riviera romagnole
Tous droits réservés  Euronews - Luca Palamara
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Pendant plus de 40 ans, de jeunes Italiens issus d'un milieu modeste passèrent leurs plus beaux étés ici. Sur la Riviera d'Émilie-Romagne bordant l'Adriatique, beaucoup découvraient la mer pour la première fois.

Dans l'Italie post-confinement, alors que la crise économique et sociale va sans doute empêcher de nombreuses familles de partir en vacances, des maires de petites municipalités dans la banlieue de Bologne ont décidé de remettre sur pied ces colonies de vacances oubliées.

Faire revivre ces colos pour marquer le retour à la vie après le confinement

À la fin des années 70, des enfants dont les familles ne pouvaient pas s'offrir de vacances ont passé là des étés avec des jeunes de leur âge. Aujourd'hui, vouloir faire revivre ce passé, c'est en quelque sorte marquer le retour à la vie dans l'Italie post-confinement.

Pour que ces bâtiments puissent de nouveau accueillir de jeunes vacanciers, des travaux de restauration et d'aménagement seront nécessaires, mais ils présentent des avantages actuellement précieux.

« Ce qu'offre ce lieu aujourd'hui, c'est la sociabilité qui est entravée par la nécessité d'une distanciation sociale, explique le maire Calderara di Reno, Giampiero Falzone. Car ici, il y a beaucoup d'espace et on peut organiser des activités qui ne sont pas permises dans d'autres environnements. »

Rassembler les souvenirs des anciens

Depuis que les locaux sont désaffectés, une association y organise des projections de films et des concerts, mais elle s’attelle aussi à rassembler les souvenirs qu'ils recèlent.

« Entre 1932 et 1977, des milliers d'enfants ont passé des vacances dans ce lieu, rappelle Jessica Valentini, de l'association Palloncino Rosso. Nous avons lancé un appel sur Facebook pour qu'ils racontent leurs souvenirs. Nous le faisons pour reconstituer la mémoire historique de ce lieu et l'histoire de ces relations, le récit des souvenirs de ces enfants. »

« Il y a un proverbe africain qui est très explicite et qui dit : si l'on rêve seul, c'est juste un rêve, si l'on rêve ensemble, c'est la réalité que avance », conclutGiampiero Falzone.

Les initiateurs de ce projet rêvent à un double objectif dans un avenir proche : ramener la vie dans ces bâtiments et leur donner une utilité sociale en ces temps d'incertitude.