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Racisme : "le Royaume-Uni n'est pas innocent"

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Racisme : "le Royaume-Uni n'est pas innocent"
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A Londres, les voix dénonçant le racisme et les discriminations se font chaque jour plus fortes. De nouveaux chiffres de la police montrent que les amendes durant le confinement ont touché 26% de personnes noires.

Ils étaient des dizaines de milliers à Londres le week-end dernier pour dénoncer le racisme. Pour beaucoup, ce qui se passe aux États-Unis concerne aussi l'Europe.

"Le silence, c'est la violence"

Dans la foule, un slogan revient : "le silence, c'est la violence". Beaucoup de participants ont eux-même fait l'expérience de la discrimination au Royaume-Uni.

Mark D'Arcy Smith a été récemment la cible d'un acte raciste. Mais selon lui, ce sont souvent les préjugés sous-jacents qui font le plus de dégâts. Il raconte comment il a été interpellé.

"L'impression d'être mis dans une boîte"

"Quelqu'un m'a dit "vous correspondez à la description d'une personne recherchée. Nous devons donc vous arrêter et vous fouiller". Quand vous vivez des choses comme ça, même si votre vie quotidienne est normale, vous avez l'impression d'être mis dans une boîte. Chaque fois, vous vous sentez victime d'abus raciaux - et ça s'accumule".

Les Noirs sont deux fois plus susceptibles d'écoper d'une amende

"Les chiffres publiés récemment par la police métropolitaine et analysés par des universitaires du Collège de Londres, montrent que les personnes noires sont deux fois plus susceptibles d'écoper d'une amende pour avoir enfreint les règles liées au confinement. Et pour beaucoup aujourd'hui, cela illustre le problème plus large qui existe au sein même de la société britannique", explique notre correspondant à Londres, Luke Hanrahan.

"Elles étaient payées 50% de plus"

Esther Twenefour a également participé aux manifestations. Elle travaille comme esthéticienne. Elle a récemment découvert que ses collègues blanches étaient payées bien plus qu'elle pour le même emploi par u ne célèbre marque de beauté.

"Elles étaient payées 50% de plus", s'insurge t-elle. "C'était déchirant car on faisait la même chose et j'étais bien moins payée. Et cette petite voix qui dit : "oh, ça n'existe pas vraiment...etc". Je pense que les gens doivent ouvrir les yeux et réaliser que si c'est présent, c'est là".

Ce mouvement va-t-il marquer un tournant dans l'histoire ? Une génération appelle en tous cas les gouvernements à agir de façon déterminée contre les discriminations et le racisme.