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Comment "Corona Island" est redevenue la perle des pays baltes

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Comment "Corona Island" est redevenue la perle des pays baltes
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La vie reprend lentement son cours normal sur la perle des pays baltes devenue "Corona Island", l'île du coronavirus. Petit paradis au large de l'Estonie, l'île de Saaremaa a été frappée de plein fouet par la pandémie.

Le 5 mars dernier, l'équipe italienne de Milan vient disputer un match de volley-ball. Une semaine plus tard, l'entraîneur de Saaremaa est testé positif au coronavirus. En à peine un mois, plus de 500 cas sont identifiés parmi les 30 000 habitants de l'île, un des taux d'infection les plus élevé au monde.

Si les chiffres se sont affolés, l'épidémie a rapidement été maitrisée. Madis Kallas, le maire de l'île a pris ses responsabilités et démissionné mais pense toujours que la gestion de l'épidémie à Saaremaa a été exemplaire :

"Hormis cette décision de maintenir des compétitions de volley-ball et d'autres grands événements pendant la première moitié du mois de mars, j'ai analysé nos choix pendant des semaines et je peux vous dire que je n'aurais fait de différent. Les mesures prises pour gérer la crise étaient les bonnes. Saaremaa a assez bien géré la crise".

Le principal hôpital de Saaremaa, situé dans la capitale, Kuressaare, n'avait jamais connu un tel afflux de patients. Il aura traité plus de 150 malades pendant la crise. Rapidement saturé, il a pu être soulagé par le déploiement rapide d'un hôpital de campagne de l'armée.

"Nous n'avons pas manqué d'oxygène ou de médicaments, explique Edward Lanne, un des responsables de l'établissement. Nous avons surtout souffert du manque de personnel. Nous avons eu beaucoup de personnel contaminé, alors nous avons reçu de l'aide de l'extérieur. Les gens de Saaremaa ou du continent sont venus nous aider, plus de 100 personnes sont venues nous prêter main-forte".

Un comité de crise a été créé, réunissant tous les responsables autour d'une même table et permettant des prises de décisions rapides. L'île a alors pu se refermer sur elle-même, s'appuyer sur sa solidarité et ainsi contenir la propagation du virus en un temps record.

Kalle Lannet, ancien ministre et membre du comité de crise de Saaremaa, souligne combien "cette décision d'empêcher quiconque d'entrer ou de sortir, fut très difficile pour nous tous car la dernière fois que cela s'est produit, c'était pendant l'ère soviétique, lorsque notre île a été fermée au continent, mais je crois que cette décision nous a beaucoup aidés".

Unie en tant que communauté et soumise à une quarantaine stricte, L'île de Saaremaa est passée de l'épicentre du coronavirus à l'un des endroits les plus épargné d'Estonie. Aucun nouveau cas de Covid-19 n'a été répertorié depuis près ces deux derniers mois.