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Soulagement pour les défenseurs du droit à l'IVG aux Etats-Unis : une bataille gagnée !

Soulagement pour les défenseurs du droit à l'IVG aux Etats-Unis : une bataille gagnée !
Tous droits réservés Patrick Semansky/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Par euronews avec AFP, AP
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Après avoir accordé des protections aux minorités sexuelles puis à de jeunes migrants sans-papiers, la Cour suprême des Etats-Unis a estimé que la loi de 2014 adoptée par l'état de Louisiane imposait un "fardeau excessif" aux femmes de Louisiane et violait leur droit constitutionnel à avorter.

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C'est un soupir de soulagement que poussent haut et fort les défenseurs du droit à l'avortement aux Etats-Unis. La cour suprême vient en effet d'annoncer l'invalidation d'une loi de la Louisiane très restrictive sur l'avortement.

Cette loi imposait un "fardeau excessif" aux femmes de Louisiane et violait leur droit constitutionnel à avorter a estimé la cour.

"Les femmes ont aujourd'hui un accès plus large à la prise de décision qui, elles le savent, aura un meilleur impact sur leur vie, et sur les vies qu'elles choisissent ou non de mettre au monde" a expliqué Nia Weeks, avocate des droits reproductifs.

Les opposants à l'avortement comme Mallory Quigley, de l'organisation anti-avortement Susan B. Anthony List, ont été plus que déçus :

"C'est un jour malheureux pour les femmes de Louisiane et même pour les femmes de tout le pays qui s'attendent à un certain niveau de soins lorsqu'elles se font opérer. Les avortements ont été entachés depuis le début par des prestataires sans scrupules."

Les promoteurs de ce texte en Louisiane, adopté en 2014, plaidaient en effet qu'il s'agissait de protéger les femmes en cas de complication. Le texte visait à obliger les médecins pratiquant des avortements à obtenir une autorisation d'exercer dans un hôpital situé à moins de 50 kilomètres du lieu de l'intervention.

Pour les défenseurs de l'IVG, cette loi visait surtout à mettre des bâtons dans les roues des cliniques et sa mise en œuvre aurait entraîné la fermeture de deux des trois établissements pratiquant des avortements en Louisiane.

La Maison Blanche a déploré une "décision malheureuse" qui "dévalue la vie des mères et des enfants à naître".

Au-delà de l'enjeu local, le dossier était perçu comme un baromètre de la détermination de la Cour suprême à maintenir son arrêt historique de 1973, Roe Versus Wade, qui a reconnu le droit des Américaines à avorter.

Le président Trump mise sur les électeurs de la droite religieuse pour décrocher un second mandat lors des élections du 3 novembre et les courtise en affichant régulièrement son opposition à l'avortement.

En 2016, il leur avait promis de nommer à la Cour suprême des juges opposés à l'avortement. Depuis son élection, il y a fait entrer deux nouveaux magistrats, Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh qui, lundi, ont défendu la loi de Louisiane, sans que cela suffise à emporter la majorité.

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