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Vives réactions contre la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong

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Vives réactions contre la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong
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La promulgation de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong a suscité inquiétudes et regrets à l'étranger, même si la Chine s'estime bien sûr dans son droit.

Le Canada a dit craindre ce matin les détentions arbitraires et les extraditions vers la Chine continentale.

"Vous pouvez être exposés à un risque accru de détention arbitraire pour des motifs de sécurité nationale ainsi qu'à une possible extradition vers la Chine continentale", avertit le gouvernement canadien sur son site officiel de conseils aux voyageurs.

Cet avertissement illustre les inquiétudes croissantes de pays occidentaux pour leurs citoyens après la promulgation mardi de cette nouvelle loi, condamnée par 27 pays du Conseil des droits de l'homme de l'ONU dont la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Japon.

"La nouvelle législation n'est pas conforme à la loi fondamentale de Hong Kong, ni aux engagements internationaux de la Chine, tant en termes de procédure d'adoption qu'en substance ; nous sommes donc très clairs sur ce sujet" a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

Londres a été encore plus clair par la voix de Dominic Raab, ministre britannique des affaires étrangères :

"Même à ce stade, nous exhortons la Chine à prendre du recul, à respecter les droits du peuple de Hong Kong et à s'acquitter franchement de ses obligations internationales, par le biais d'une déclaration conjointe à la communauté internationale".

La cheffe de l'exécutif de Hong Kong Carrie Lam a fermement défendu la législation chinoise accusant l'Occident de "deux poids, deux mesures" :

"Pour les gouvernements ou politiciens étrangers qui s'opposent à cette législation, on ne peut que déplorer la politique de deux poids deux mesures qu'ils adoptent. Tous les pays qui pointent la Chine du doigt ont leur propre législation en matière de sécurité nationale".

Les relations entre le Canada et la Chine sont actuellement à leur plus bas depuis des années après l'arrestation en décembre 2018 à Vancouver, à la demande de la justice américaine, de Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécommunications Huawei. Quelques jours après deux Canadiens avaient été arrêtés en Chine, Michael Kovrig, un ancien diplomate, et le consultant et homme d'affaires Michael Spavor.

Les deux hommes ont récemment été formellement inculpés d'espionnage. La procédure visant les deux Canadiens est largement perçue en Occident comme une mesure de représailles, ce que la Chine dément formellement.