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Un projet européen promeut un modèle de santé inclusif dans les vallées alpines

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Un projet européen promeut un modèle de santé inclusif dans les vallées alpines
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Derrière la carte postale, vivre dans les Alpes pose des défis sociaux et sanitaires du fait du dépeuplement et du vieillissement démographique.

Quand des villages de la vallée d'Aoste en Italie ont été touchés par l'épidémie de coronavirus, le projet européen MisMI centré sur le suivi médical de proximité a adapté son fonctionnement pour mieux lutter contre le virus.

Intervention sur les lieux de vie

Ces derniers mois, des infirmières ont assuré leur mission à l'hôpital, mais aussi à domicile pour pratiquer des tests et prendre en charge des patients.

Valentina Vittone participe au projet depuis deux ans. Pour elle, la santé n'est pas qu'une affaire individuelle, elle concerne l'ensemble de la communauté. "MisMI m'a particulièrement intéressée du fait de sa nouvelle approche en matière de soins : on intervient au sein même des familles de malades, dans leurs villages, sur leurs lieux de vie," explique-t-elle.

Le budget total du projet atteint 1,8 millions d'euros dont un million et demi provenant de la politique européenne de cohésion. Près de 5000 personnes en ont déjà bénéficié directement, des dizaines de milliers d'autres indirectement. MisMI est mis en œuvre dans les vallées d'Aoste en Italie, mais aussi de la Tarentaise en France.

Rompre l'isolement social

La vie dans les montagnes ne doit pas être nécessairement synonyme d'isolement selon la coordinatrice de ce projet transfrontalier qui mêle télémédecine et consultation physique.

"MisMI est né d'un besoin concret parce que vivre dans les montagnes ne doit pas vouloir dire être isolé ou seul : cela peut être un problème pour ceux qui souffrent de maladies chroniques ou qui sont en situation de fragilité sociale et qui n'ont personne pour les soutenir ou les accompagner dans ces moments-là," fait remarquer Anna Castiglion, la coordinatrice du projet.

MisMI a aussi son volet social : l'une des activités les plus populaires du projet, c'est la randonnée en montagne. Plus de six cents personnes ont participé à ces sorties qui ont redémarré en juin.

Aida Ndoja est l'organisatrice d'une randonnée ce jour-là : "Dans ce contexte, le rôle de l'animateur est très important parce qu'il favorise l'interaction entre les participants ; il aide aussi à recueillir et détecter les besoins de la population. Et un autre aspect important, c'est qu'il peut trouver des ressources formelles et informelles au sein du groupe," ajoute-t-elle.

Profiter de la vie

Parmi les randonneurs, Claudio Massai qui a réchappé de justesse au coronavirus. Ces sorties sont une bouffée d'oxygène pour lui.

"Chaque matin, j'ai une nouvelle journée devant moi, une journée que j'apprécie et qui est encore plus belle que les précédentes," raconte cet homme de 68 ans.

"Avant, cela m'embêtait quand il pleuvait ; maintenant, j'apprécie ce jour de pluie car j'ai la chance de le vivre," souligne-t-il.