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Le musée Rodin, en difficulté financière, rouvre ses portes

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Un visiteur devant le Penseur de Rodin, le 7 juillet 2020
Un visiteur devant le Penseur de Rodin, le 7 juillet 2020   -   Tous droits réservés  Christophe Ena/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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Le Penseur de Rodin retrouve ses visiteurs, ce mardi, après les quatre mois de fermeture du musée. Mais les touristes se font rares, le musée Rodin, à Paris est toujours privé de sa principale clientèle : les Américains. Un manque à gagner colossal pour un musée qui s'autofinance en totalité.

Bien sûr, l'impact de la crise [du coronavirus] est très important pour nous car la perte de revenus est évaluée à 4,4 millions d'euros, donc c'est complètement colossal. D'autre part, cette année, nous avons eu une bonne année en termes de vente de statues en bronze. Nous espérons en tirer un bénéfice de 1,4 million d'euros. Grâce à la vente des statues en bronze, le déficit passera de 4,4 millions à 3 millions d'euros.
Catherine Chevillot
Directrice du musée Rodin

Chaque sculpture compte douze reproductions autorisées, et considérées comme originales qui peuvent être vendues. Mais certaines, comme le Penseur, le monument à Balzac et les Bourgeois de Calais ont épuisé leur quota. Combiné à la baisse de la demande en Europe et aux Etats-Unis, ces ventes vitales deviennent aléatoires.

Le défi n'est pas de vendre plus, mais de vendre plus régulièrement [les statues en bronze], ce qui est beaucoup plus difficile parce que vous pouvez avoir des années avec des ventes allant jusqu'à 9 millions d'euros et certaines années sans rien. C'est un vrai problème. C'est pourquoi tous nos efforts visent à multiplier notre collection de ventes pour que chaque année nous ayons un minimum de 3 millions d'euros. C'est le plus grand défi.
Catherine Chevillot
Directrice du musée Rodin

Si la directrice considère impossible l'idée que le musée puisse fermer, elle qualifie la situation de très préoccupante. Avant la crise du coronavirus, le mouvement des Gilets Jaunes puis les grèves avaient fortement perturbé le tourisme et l'affluence du musée.