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Pas de vainqueur encore à la présidence de la Pologne, l'écart est trop serré

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Pas de vainqueur encore à la présidence de la Pologne, l'écart est trop serré
Tous droits réservés  Czarek Sokolowski/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Nul ne peut encore crier victoire après une nuit de dépouillement, la marge d'erreur est trop grande, l'écart trop serré entre les deux candidats à la présidence de la Pologne.

Avec deux mois de retard en raison de la pandémie de Covid-19, la campagne électorale aura été âpre : polarisante, et ultra conservatrice du côté du sortant Andrzej Duda, ouverte et plus européiste du côté de Rafal Trzaskowski.

Ce matin, le dernier sondage de sortie des urnes de l'Institut Ipsos crédite Andrzej Duda de 50,8 % des suffrages et son rival Rafal Trzaskowski de 49,2 %.

Le taux de participation a été exceptionnellement haut, ce que n'a pas manqué de saluer Andrzej Duda, expliquant qu'une telle participation de 68,9 % est un beau reflet de la démocratie polonaise.

Quant à Trzaskowski, il ne perd pas espoir :

"Nous avons dit que ce serait serré et c'est serré. Mais je suis absolument convaincu que nous allons gagner".

Chez ses partisans, même sentiment d'espoir même s'il y a de la nervosité dans l'air :

" Je rentre chez moi le cœur léger quand même car je crois que notre candidat sera président".

"Nous pensons toujours qu'il va gagner et que le résultat va changer".

"Nous sommes un peu déçus, mais nous avons encore de l'espoir ".

L'issue du second tour est décisive pour l'avenir du gouvernement PiS, Droit et Justice, accusé par ses détracteurs de faire reculer les libertés démocratiques acquises il y a trois décennies à la chute du communisme.

Duda, qui a promis de défendre les aides sociales populaires mises en place par le PiS, a bénéficié du soutien ferme d'agriculteurs, ouvriers, chômeurs et retraités, alors que Trzaskowski a tenté de réunir un électorat bien plus disparate.

Duda s'est notamment montré virulent contre les droits LGBT alors que Tzraskowski s'est montré plus ouvert. Ce dernier au aussi promis de faire marche arrière sur les réformes controversées du système judiciaire qui valent à la Pologne des critiques de Bruxelles.

Conclusion de notre correspondant sur place, Darren McCaffrey , "les deux candidats sont au coude-à-coude, le pays devra attendre que le dernier bulletin de vote soit compté. Mais déjà, cette élection nous aura permis de constater à quel point la Pologne est divisée, et cela ne changera probablement pas, peu importe qui l'emporte au final."