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Après avoir divisé, le président polonais Andrzej Duda appelle à l'unité

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Après avoir divisé, le président polonais Andrzej Duda appelle à l'unité
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Après une campagne très polarisante, Andrzej Duda, le président polonais réélu de justesse, a joué la carte de la réconciliation. T

rès fortement soutenu par le gouvernement et les médias publiques, il va pouvoir poursuivre le programme de son parti Droit et Justice, un parti classé à droite de l’échiquier politique, notamment sur des questions d'évolution de la société comme l'avortement ou le mariage homosexuel, mais qui a su mener une politique sociale digne de l'État-providence. Cette élection a montré un pays divisé, mais Andrezj Duda se veut rassembleur :

"Je crois profondément que nous pouvons nous serrer la main, et que ce sera une poignée de main chaleureuse et cordiale, j'y tiens beaucoup."

Duda l'a emporté grâce aux voix de la Pologne traditionnelle, catholique et patriotique, celle de la campagne. Mais avec la crise économique qui touche désormais son pays, et les politiques très controversées de son parti visant à contrôler le système judiciaire et les médias publiques, le soutien de la population ne sera plus forcément le même.

Son rival libéral, le maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski, qui a reçu les voix des Polonais pro-européens et libéraux des grandes agglomérations et des villes moyennes, a concédé la défaite tout en promettant la lutte :

"Je veux dire à tout le monde que nous allons continuer à nous battre, que ce n'est qu'une étape de plus dans notre combat, car nous avons l'obligation de reprendre le pays à ce parti et nous y arriverons sûrement ensemble."

En attendant, l'unité qu'appelle de leurs vœux finalement les deux adversaires paraît bien difficile à atteindre :

"Depuis quelques temps, la Pologne a été traitée par les membres de l'UE comme un État de seconde zone. Nous avons ici notre propre constitution, qui est plus importante que les lois de Bruxelles".

"J'espérais vraiment que nous reviendrions à la démocratie. Maintenant, nous aurons encore cinq ans d'autocratie et de tyrannie du PiS (Parti Droit et Justice)".

Le président polonais ayant un droit de veto sur la législation, la victoire du rival centriste libéral sur Andrzej Duda aurait limité les politiques du Parti Droit et Justice.