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Huawei : Londres a été "berné par les Etats-Unis", pour Pékin

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Huawei : Londres a été "berné par les Etats-Unis", pour Pékin
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Le Royaume-Uni est-il un "Etat vassal" qui "a été berné par les Etats-Unis" ? C'est la question rhétorique posée amèrement par la Chine, alors que la Grande-Bretagne a exclu les équipements de Huawei de son réseau 5G ce mardi.

La décision a été saluée à Washington par la voix de Mike Pompeo... Mais jugée inacceptable par la seconde puissance mondiale. Elle "prendra des mesures pour défendre les entreprises chinoises", a fait savoir sa diplomatie.

"Cela n'est pas le problème d'une entreprise ou d'une industrie. Est un problème le fait que le Royaume-Uni politise les questions commerciales et technologiques quel qu’en soit le prix", s'est inquiétée Hua Chunying, la porte-parole de la diplomatie chinoise.

"Est un problème le fait que la pérennité des investissements chinois au Royaume-Uni est très menacée. Le problème est notre confiance en le fait que le marché britannique restera ouvert, équitable et non discriminatoire", a-t-elle poursuivi.

Londres tente d'éviter les tensions

La Maison Blanche soupçonne Huawei de rendre des comptes au parti communiste chinois, donc d'espionnage potentiel au profit de Pékin. Le dirigeant s'est vanté d'avoir influencé la décision britannique. "Nous avons convaincu de nombreux pays, de nombreux pays, je l’ai fait moi-même pour la plupart, de ne pas utiliser Huawei", a déclaré Trump, selon Reuters.

Le gouvernement britannique s'en défend et évoque plutôt des problèmes techniques liés à la sécurité, en raison notamment des sanctions américaines décidées par l'administration Trump. Le Royaume britannique tente tant bien que mal d'éviter les tensions commerciales avec Pékin, en pleines négociations sur la sortie de l'Union européenne.

"Je ne pense pas que cela devrait avoir un impact sur nos relations avec la Chine sur un plan plus large. Il y avait clairement des problèmes techniques que nous avons cherché à résoudre, tout en garantissant que les gens bénéficient d'une très bonne couverture de téléphonie mobile, ce qui est également important", s'est défendu Matt Hancock, le ministre britannique de la Santé.

Les firmes finlandaise Nokia et suédoise Ericsson ont fait savoir qu'elles étaient disposées à prendre le relais de Huawei au Royaume-Uni.

Les opérateurs, en revanche, ont mal accueilli la nouvelle. Pour Vodafone par exemple, cette décision "retardera encore le déploiement de la 5G dans le pays".