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Un dispositif de 750 milliards d'euros au centre des négociations entre les dirigeants de l’UE

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Un dispositif de 750 milliards d'euros au centre des négociations entre les dirigeants de l’UE
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L'Union européenne cherche la bonne formule pour relancer son économie en crise à cause du coronavirus. Au centre des négociations se trouve un fonds de 750 milliards d'euros.

Depuis sa présentation les Etats membres multiplient les calculs afin de défendre au mieux les intérêts de chaque capitale. A travers ce dispositif l’UE mutualise, pour la première fois, une partie de sa dette ce qui accentue les tensions entre les chefs d’Etat et de gouvernement. "Ce n'est pas de l'argent néerlandais qui va dans les poches italiennes ou espagnoles. Ce n'est pas un transfert d'un pays aux autres, c'est l'ensemble de l'Union européenne qui émet de la dette", rappelle Pol Morillas, directeur du Barcelona Centre for International Affairs.

L'autre point de fracture concerne la répartition des subventions et des prêts au sein de ce plan de relance, ainsi que les conditions d'accès. Le Premier ministre néerlandais, partisan de la rigueur budgétaire, souhaite des règles strictes pour obtenir ces fonds européens. Mark Rutte demande que ces décisions soient prises à l'unanimité avec le risque de prolonger les négociations sur les plans nationaux.

L'idée est de donner de l'argent d'abord
Pol Morillas
directeur du Barcelona Centre for International Affairs

Dans la proposition initiale de la Commission européenne ce fonds devait être divisé entre 500 milliards d'euros de subventions et de 250 milliards d'euros de prêts. Selon la nouvelle proposition de négociation la part des subventions diminuerait à 450 milliards d'euros et augmenterait de facto le poids des prêts à 300 milliards d’euros.

Dans ces tractions européennes les intérêts nationaux demeurent toujours très lourds. "Il y a aura des élections aux Pays-Bas début 2021 et il y a une pression croissante dans de nombreux Etats membres et en particulier aux Pays-Bas pour être ferme sur les conditions de négociation", explique Pol Morillas.

L'Italie et l'Espagne, les Etats membres les plus touchés par la pandémie, appellent à un accord le plus rapidement possible. Rome et Madrid craignent des conséquences toujours plus sévères si un compromis devait être reporté.