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Les cicatrices d’un sommet européen

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Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte
Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte   -   Tous droits réservés  STEPHANIE LECOCQ/AFP
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Le sommet européen exacerbe les divisions qui fracturent l'UE. Depuis le début des discussions vendredi, concessions, frustrations et intransigeance se succèdent au rythme des débats et des consultations en aparté.

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, est présenté comme le principal responsable de ce blocage. Avec des élections prévues en début d’année prochaine et des sondages favorables, le dirigeant néerlandais devrait "rester droit dans ses bottes et il sera difficile de le faire bouger", commente Johan van Overtveldt, président de la commission des Budgets du Parlement européen. Mais l’eurodéputé souligne qu’il faudra bien à un moment que les Pays-Bas fassent un pas pour obtenir un compromis.

Le Premier ministre hongrois est en revanche moins diplomate à propos de son homologue. Il estime que Mark Rutte est "le responsable de cette pagaille". Viktor Orban est cependant lui aussi au centre d'une autre tempête. Il menace de ne pas conclure de compromis si l'aide européenne est conditionnée au respect de l'Etat de droit.

Des réunions jusqu'au bout de la nuit

Des crises, des sommets interminables et de très longues négociations caractérisent la construction européenne. Il y a 20 ans il avait fallu quatre jours de discussion lors le sommet de Nice pour s'entendre sur une réforme des traités et sur l'élargissement.

Si l'UE a toujours su surmonter ces tensions, elles semblent aujourd'hui plus difficiles à dépasser. Pour le responsable du bureau de Bruxelles de la Fondation Robert Schuman, les difficultés actuelles ne sont pas nécessairement les plus dangereuses. Eric Maurice est davantage inquiet par les séquelles d’une négociation si difficile. "Nous savons que d'autres crises vont se produire et nous voyons qu'à chaque nouvelle crise il est difficile de se retrouver sur la même longueur d'onde entre le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest et maintenant entre grands et petits pays", explique-t-il.

Ce sommet européen pourrait instiller la méfiance entre les chefs d'Etat et de gouvernement et laisser des cicatrices profondes entre les 27.