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A Bruxelles, un accord et ses revers

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A Bruxelles, un accord et ses revers
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L'accord sur le plan de relance européen a été qualifié d'"historique" par le président français Emmanuel Macron. Pourtant, certains pays en ressortent avec un goût plus amer que d'autres.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban estime avoir remporté le bras de fer face à l'Union européenne.

"Nous n'avons pas seulement réussi à obtenir une grosse somme d'argent, mais nous avons aussi défendu la fierté de nos nations", a déclaré le Premier ministre hongrois Viktor Orban, " et nous avons clairement fait savoir qu'il n'était pas acceptable que quiconque, en particulier ceux qui ont hérité de l'État de droit, nous critiquent, nous les défenseurs de la liberté".

Mais les "quatre pays frugaux" ont également des motifs de satisfaction. Même s'ils ont cédé sur la question des subventions, ils ont obtenu un rabais supplémentaire - et de taille - sur leur contribution au budget européen, les Pays-Bas en tête, avec plus d'1,9 milliard d'euros d'économies.

Les bénéficiaires du plan de sauvetage en sortent aussi gagnants. L'Italie décroche 210 milliards, soit 28 % des fonds à elle seule, suivie de L'Espagne qui se voit octroyer 140 milliards et la Grèce 72.

Le couple franco-allemand, qui a porté le projet à bout de bras, n'a pas réussi à convaincre sur tous les points et a dû se résoudre à faire de nombreuses concessions, notamment sur le conditionnement des aides au respect de l'Etat de droit.

Mais le simple fait qu'un accord ait été obtenu représente en soi une victoire. La France pourra compter sur 40 milliards d'euros, alors que Berlin voit sa contribution européenne fondre de plus de 3,6 milliards d'euros.

Aucun Etat membre ne ressort vraiment perdant des négociations. Mais ce plan d'aide à marche forcée a donné lieu à des coupes sévères dans un certain nombre de domaines, comme l'environnement, la santé ou encore l'innovation. Des contreparties dont les dirigeants devront sans doute répondre dans leur propre pays.