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Cinq chefs d'Etat africains à Bamako pour forger un accord de sortie de crise au Mali

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Mahamadou Issoufou, président du Niger à l'issue du sommet qui s'est tenu à Bamako au Mali, le 23 juillet 2020
Mahamadou Issoufou, président du Niger à l'issue du sommet qui s'est tenu à Bamako au Mali, le 23 juillet 2020   -   Tous droits réservés  Michele Cattani, AFP
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Le Mali au coeur d'une tentative de médiation des pays d'Afrique de l'Ouest ce jeudi. Cinq chefs de la région se sont réunis à Bamako pour tenter de dénouer la crise socio-politique qui secoue le pays depuis juin.

Les présidents de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, et du Sénégal, Macky Sall, ont été les premiers à arriver, suivis des présidents du Niger, du Nigéria et du Ghana. Ils doivent s'entretenir avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, massivement contesté dans la rue, depuis le mois de juin, par l'opposition emmenée par l'imam Mahmoud Dicko, à la tête d'une coalition hétéroclite de politiques, religieux et membres de la société civile.

Les cinq chefs d'Etat devaient également s'entretenir avec lui dans l'après-midi. A l'extérieur de l'hôtel, où devaient se tenir les réunions diplomatiques, pro et anti-gouvernement ont manifesté pour réclament surtout la stabilité du pays. "Nous voulons que nos frères s'entendent. Nous voulons vraiment travailler pour le développement de notre pays. Et parmi nous il y a des femmes victimes, des femmes déplacées, qui se trouvent traumatisées chaque fois qu'il y a un mouvement dans la ville", explique une manifestante pro-gouvernement.

Marasme économique, problèmes de corruption, instabilité sécuritaire dans une partie du pays qui se trouve en proie à des violences djihadistes ou communautaires... La crise au Mali inquiète les autres pays de la région, tant les répercussions dépassent les frontières maliennes.

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest a mis sur la table dimanche dernier des "recommandations" pour une sortie de crise, qui ont reçu le soutien de l'Union africaine, des Etats-Unis et de l'UE. Ce plan prévoit la nomination rapide d'une nouvelle Cour constitutionnelle pour régler le litige autour des législatives, dont les résultats ont été en partie invalidés, ainsi que la mise sur pied d'un gouvernement d'union nationale.