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La tension monte d'un cran en Bulgarie après un mois de manifestations antigouvernementales

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La tension monte d'un cran en Bulgarie après un mois de manifestations antigouvernementales
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Les manifestants bulgares ne sont toujours pas convaincus par le parti au pouvoir. Ils exigent de nouvelles élections rapides.

Des affrontements ont éclaté lors d'une grande réunion du parti de centre droit bulgare alors que le premier ministre Boyko Borissov tentait d'apaiser les tensions en proposant de se retirer :"Je suis prêt à partir à tout moment. Je ne veux pas qu'il y ait de tension à cause de moi. Nous défendons l'unité de la nation, quel qu'en soit le prix, parce que des temps difficiles nous attendent, et je ne dis pas cela uniquement pour faire peur à la population".

Je suis prêt à partir à tout moment. Je ne veux pas qu'il y ait de tensions à cause de moi.
Boyko Borissov
Premier ministre bulgare

Cet appel n'a cependant pas été entendu par le détachement de sécurité anonyme de la réunion, car des chahuteurs ont été chassés et battus. Les journalistes ont également été attaqués et leurs téléphones ont été jetés à terre à plusieurs reprises.

"Le Premier ministre Boiko Borissov a déclaré qu'il est prêt à se retirer. Mais pour les manifestants, ce n'est pas suffisant. Ils veulent une démission complète de l'ensemble du gouvernement et la tenue d'élections rapides. D'ici là, ils continueront à bloquer les routes principales de la capitale et du pays tout entier." explique le correspondant d'euronews, Damian Vodenitcharov, présent sur place.

Le blocage des routes comme nouvelle stratégie de protestation

Il y a deux semaines, les organisateurs ont annoncé une nouvelle phase de désobéissance civile. Les accès à la capitale Sofia ont été bloqués les accès à Sofia et des camps de base ont été construits. Le but, attirer l'attention des autorités sur les exigences des manifestants.

Ces exigences ont peu changé depuis le premier jour. Tous réclament la démission du gouvernement mais aussi celle du controversé procureur général Ivan Geshev. Certains manifestants ont même entamé une grève de la faim.

"Cinq personnes font une grève de la faim, et d'autres les rejoignent. Nous avons essayé de convaincre une personne âgée d'arrêter parce qu'elle ne se sentait vraiment pas bien. Cela ne vaut pas la peine de sacrifier sa vie pour quelqu'un comme le Premier ministre" confie Vera Ivanova l'une des manifestantes.

Les prochaines élections législatives en Bulgarie sont prévues au printemps. De récents sondages laissent présager un revers tant pour le parti au pouvoir que pour l'opposition socialiste.