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Gustavo Dudamel fait virevolter "L'Oiseau de feu" pour les 100 ans du Festival de Salzbourg

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Elle est portée par des rythmes sautillants et des couleurs sonores enflammées : c'est une œuvre toute trouvée pour fêter le 100ème anniversaire du Festival de Salzbourg. Gustavo Dudamel a emmené le Philharmonique de Vienne dans un voyage virevoltant avec le ballet de Stravinski, "L'Oiseau de feu".

"Je crois que cette pièce représente une part fondamentale de mon âme musicale," confie le chef d'orchestre vénézuélien. "Dès le début, il y a ces syncopes, on a l'impression de chercher quelque chose," décrit-il. "Il y a aussi des passages doux," ajoute-t-il avant de déclarer : "Donc il faut équilibrer ces deux choses avec le rythme, les variantes de tempo et les lignes mélodiques que Stravinski intègre."

"Rien qu'avec la musique, on peut créer son propre monde"

Composé pour les célèbres Ballets russes, "L'Oiseau de feu" avait triomphé dès sa première à Paris en 1910 et apporté une notoriété immédiate à Stravinski.

Dans cette histoire inspirée d'un conte traditionnel russe, un oiseau de feu mythique donne à un prince, une plume enchantée qui l'aidera à vaincre le mal.

"C'est le génie de Stravinski : il fait en sorte que même sans la chorégraphie, rien qu'avec la musique, on peut créer son propre monde, son propre oiseau de feu," estime Gustavo Dudamel.

Le Festival de Salzbourg et le Philharmonique de Vienne partagent un lien unique. Depuis le début des années 20, l'orchestre passe ses étés en résidence dans la ville de Mozart, façonnant l'identité musicale du Festival, comme en témoignent pour nous, Daniel Froschauer, violoniste et président du Philharmonique et Michael Bladerer, directeur général de l'orchestre.

"Le Festival de Salzbourg, un pilier de la vie artistique du Philharmonique de Vienne"

"Le Festival de Salzbourg est un pilier très important de notre vie artistique," assure Daniel Froschauer. "Nous y avons rencontré quelques-uns des plus grands chefs d'orchestre comme Arturo Toscanini et Pierre Boulez : c'est une expérience artistique très enrichissante," insiste-t-il.

"J'aime me réveiller et me dire : ce matin, je joue la Quatrième Symphonie de Bruckner, puis le soir, Così fan tutte," indique le violoniste.

"J'aime m'asseoir au bord de la rivière, la Salzach, et admirer la vue sur Salzbourg : c'est tout cela que j'apprécie," renchérit-il.

Son collègue contrebassiste Michael Bladerer ajoute : "Il y a aussi le fait que nous avons passé tant de temps sur place. Personnellement, j'y ai passé 30 étés," fait-il savoir.

"Des musiciens si ouverts"

Gustavo Dudamel quant à lui ne peut cacher son admiration pour le Philharmonique lui-même : "J'ai fait tout un parcours avec lui, de ma jeunesse à ma vie d'adulte. J'avais 26 ans quand j'ai fait mes débuts avec cet orchestre," dit-il.

"Ses musiciens sont si ouverts dans le processus de travail ; ils forment un même instrument qui est tellement formidable, c'est un immense honneur d'en faire partie," confie-t-il.

À l'occasion du centième anniversaire du Festival de Salzbourg, son Museum accueille une exposition qui retrace son histoire "Great World Theatre – The Salzburg Festival Centenary". Elle est à voir jusqu'en octobre 2021.