Brexit : les Européens exaspérés par la volte-face de Boris Johnson

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Par euronews
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C'est ce lundi que les parlementaires britanniques vont entamer l'étude du projet de loi controversé présenté par Boris Johnson sur le Brexit. Un texte dénoncé par les dirigeants européens.

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C'est ce lundi que les parlementaires britanniques vont entamer l'étude du projet de loi controversé présenté par Boris Johnson.

Le texte du Premier ministre est vivement dénoncé par les Européens car il revient sur certains points du traité sur le Brexit conclu l'an dernier entre Londres et Bruxelles.

Le cœur du problème, c'est toujours le sort réservé à l'Irlande du Nord. Selon l'accord de Brexit, les décisions commerciales pour cette province sont censées être partagés avec les Européens.

A présent, Boris Johnson veut donner à Londres le pouvoir de prendre unilatéralement des décisions commerciales en Irlande du Nord.

Cette question de la frontière a fait l'objet d'âpres discussions pendant des mois. Et l'accord de retrait conclu il y a un an était censé éviter le retour d'une frontière, conformément à l'accord de paix de 1998 qui a mis fin à trois décennies de troubles dans la province.

La volte-face de Boris Johnson exaspère les Européens. Pour preuve ce tweet du président du Conseil européen Charles Michel : "Il est temps pour le gouvernement britannique de prendre ses responsabilités". Et de prévenir Londres : "la crédibilité internationale de la signature du Royaume-Uni est en jeu".

Autre réaction, celle du Premier ministre irlandais, Micheal Martin. « Les dirigeants britanniques et irlandais n'ont qu'une obligation, celle de protéger les populations, a-t-il affirmé. Que cela serve à des calculs politiciens, il en est hors de question. »

Violation du droit international

De nombreux observateurs estiment que Boris Johnson se met en porte à faux avec le droit international en reniant un accord déjà signé.

Son ministre de la Justice, Robert Buckland, s'est voulu rassurant ce dimanche. « Je peux vous assurer que ce que nous faisons est conforme aux traditions les plus honorables de l'État britannique, à savoir alerter l'opinion sur la possibilité d'un problème, légiférer pour nous préparer à un éventuel problème, tout en faisant le nécessaire pour ne pas en arriver à cette situation », a-t-il déclaré.

De nouvelles discussions sont prévues dans les prochains jours à Bruxelles pour tenter d'éviter une situation de "no deal", l'absence d'accord commercial, le 1er janvier prochain.

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